Rendez vous sur le port de St Jean Cap Ferrat

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Bonjour,

Nous y sommes, demain à 17h00 dans le cadre pittoresque et inoubliable du port de Saint Jean Cap Ferrat avec en toile de fond le superbe Baou Rous va s’ouvrir le festival « trait d’humour ».
L’an passé 20 dessinateurs de presse étaient reçus, demain à 17h00 nous seront 27 à exposer dessins et caricatures.
Cette semaine Sabine, Coco, Guy, Olive et moi-même avons mis la dernière main à l’installation des panneaux et cimaises dans les salles Neptune et Néréides.
Nous allons retrouver demain cette troupe de mauvais ou très mauvais esprits, ennemis de la bêtise et du marcher droit. Comme chaque année nous allons partager quelques instants inoubliables. Par delà l’échange, les battles, les happenings et autres dédicaces et concours, il y aura les repas du soir. Le repas d’un dessinateur de presse c’est quelque chose ! Le service à peine terminé on écarte les couverts les crayons sortent comme par enchantement. La nappe devient le terrain de jeux de ces sales gosses, garçons et filles qui laissent aller leur humour ravageur.
Un air de liberté et d’insolence va souffler sur la nuit Saint Jeannoise. Ce qui ne manque pas de vous faire un moral tout neuf.
Alors rappelez-vous, demain 17 h00 salle des néréides sur le port de Saint Jean Cap Ferrat.

A la semaine prochaine

Donec

Un peu d’humour

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Bonjour à tous,

Au XVIIIème siècle Louis Sébastien Mercier, ce piéton de Paris nous à livré un tableau saisissant qui ne s’arrête pas aux images mais y ajoute les bruits et les odeurs.
Tout cela dans un style inimitable. Aujourd’hui il parle latrines.
« Elles manquent à la ville. On est fort embarrassé dans ces rues populeuses, quand le besoin vous presse ; il faut aller chercher un privé au hasard d’une maison inconnue. Vous tâtez aux portes et avez l’air d’un filou, quoique vous ne cherchiez point à prendre.
Autrefois le jardin des tuileries, le palais de nos rois, était un rendez vous général ; Tous les chieurs se rangeaient sous une haie d’ifs, et là soulageaient leurs besoins. Ils y a des gens qui mettent de la volupté à faire cette sécrétion en plein air : les terrasses des tuileries étaient inabordables par l’infection qui s’en exhalait. Monsieur le comte d’Angiviller , en faisant arracher ces ifs, a dépaysé les chieurs qui venaient de loin tout exprès. On a établi des latrines publiques, où chaque particulier satisfaisait son besoin pour la pièce de deux sols ; mais si vous vous trouver au faubourg Saint Germain et que vos viscères soient relâchées, aurez vous le temps d’aller trouver l’entrepreneur ? L’un se précipite dans une allée sombre et se sauve ensuite, l’autre est obligé au coin d’une borne d’offenser la pudeur publique ou de se servir d’un fiacre ou d’une vinaigrette. Il transforme le siège de la voiture en siège d’aisance. Ceux qui se sentent encore des jambes courent à demi courbés au bord de la rivière. »

A la semaine prochaine

Donec

TRAIT D’HUMOUR, festival international du dessin de presse et de la caricature aura lieu les 13, 14 et 15 octobre 2017 à la salle Neptune sur le port de St Jean Cap Ferrat.
Soyez présent ! Cocktail d’inauguration le vendredi 13 à 18:00
Portrait d’un artiste participant au festival, aujourd’hui Moine

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Il y a 50 ans, l’école de Maistrance

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Bonjour à tous,

Il y a juste 50 ans par un temps pauvrement ensoleillé que nous affectionnons tous, l’express de Paris me laissait sur le quai de la gare de Brest ma valise à la main.
Les trains ouvriers déversaient une population assez curieuse, bigarrée et rubiconde. Je suis tout de suite abordé par un matelot dégingandé et souriant dans un uniforme impeccable. Il avait découvert, sans doute à ma mine hébétée un candidat à la grande aventure marine. Ce garçon devait par la suite poursuivre une brillante carrière qu’il commença chez les fusiliers marins pour finir au capitanat de vaisseau, faisant montre en toutes circonstances d’un humour « pince sans rire » décoiffant.
Je lui ai un jour rappelé sa mission d’accueil en gare de Brest mais il n’en avait plus souvenir.
Puis c’est la ballade en bus bleu brinquebalant vers le Centre d’Instruction Naval. Cet ensemble de bâtiments avait grande allure. A ses pieds, dans le port, le cuirassé Richelieu, la base sous marine et un ponton qui s’appela au temps de sa splendeur Grossherzogin Elisabeth. Suivant une solide tradition française j’imaginais que ce trois mats carré avait terminé sa carrière métamorphosé en ailes et capots de Renault. Pas du tout il est visible sur le port de Dunkerque.
Nous sommes reçu au CIN par une brochette d’officiers mariniers galonnés d’or jusqu’aux épaules qui trient et auscultent notre bagage, très à cheval sur les lectures. Les Bronnec, Abiven, Furic, « Calagan » et d’autres appartenant aux multiples spécialités nous accompagneront l’année durant pour nous initier à l’univers fascinant de « l’homme libre ».*
Nous passons ensuite entre les mains du premier maitre « Capoul ». Ce personnage, natif des îles, haut en couleur, exerçait les doubles fonctions de coiffeur et de chef de la musique. Il exerçait ces sacerdoces avec un talent consommé. Le crâne enfin rasé, Il ne manquait que l’uniforme, c’est bientôt fait. Nous voilà installé dans notre poste, comiques dans nos treillis neufs, éberlués de cette métamorphose.
Je réalise alors que l’autobus brinquebalant « nous avait conduit dans une époque nouvelle où bien qu’étant encore adolescents nous venions cependant de naitre »

Nous faisions nos premier pas à l’école de Maistrance Pont.

A la semaine prochaine et …Merci Guillaume

Donec
* homme libre toujours tu chériras la mer, tout le monde connait la suite…

TRAIT D’HUMOUR, festival international du dessin de presse et de la caricature aura lieu les 13, 14 et 15 octobre 2017 à la salle Neptune à St Jean Cap Ferrat.
Soyez présent ! Cocktail d’inauguration le vendredi 13 à 18:00

Portrait d’un artiste participant au festival, aujourd’hui Olive

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Toujours la grande armée

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Bonjour à tous,

Aujourd’hui mettons nos pas dans ceux du sergent Bourgogne le 25 novembre 1812.
Il pouvait être 7 heures du matin ; il ne faisait pas encore grand jour, j’étais dans mes réflexions, lorsque j’aperçus la tête de la colonne. Je le fis remarquer à Picart. Les premiers que nous vîmes paraître étaient des généraux, dont quelques uns étaient encore à cheval, la plus grande partie à pied, ainsi que beaucoup d’autres officiers supérieurs, débris de l’Escadron et du Bataillon sacrés que l’on avait formé le 22, et qui, au bout de trois jours, n’existait pour ainsi dire plus. Ceux qui étaient à pied se traînaient péniblement, ayant, presque tous les pieds gelés et enveloppés de chiffons ou des morceaux de peaux de mouton et mourant de faim. On voyait, après, quelques débris de la cavalerie de la Garde. L’Empereur venait ensuite, à pied et un bâton à la main. Il était enveloppé d’une grande capote doublée de fourrure, ayant sur la tête un bonnet de fourrure amarante, avec un tour de peau de renard noir.
A sa droite, marchait également à pied le roi Murat ; à sa gauche, le prince Eugène, vice roi d’Italie ; ensuite les maréchaux Berthier, prince de Neuchâtel, Ney, Mortier, Lefebvre ainsi que d’autres maréchaux et généraux dont les corps avaient été anéantis.
A peine l’Empereur nous avait t’il dépassé, qu’il monta à cheval, ainsi qu’une partie de ceux qui l’accompagnaient ; Les trois quarts des généraux n’avaient plus de chevaux. Tout cela était suivi de sept à huit cent officiers, sous-officiers, marchant en ordre et portant, dans le plus grand silence, les aigles des régiments auxquels ils avaient appartenus et qui les avaient tant de fois conduit à la victoire. C’était les débris de plus de soixante mille hommes. Venait ensuite la garde impériale à pied, marchant toujours en ordre… Mon pauvre Picart, qui n’avait pas vu l’armée depuis un mois, regardait tout cela sans rien dire… Plusieurs fois il frappa la crosse de son fusil contre la terre, et de son poing sa poitrine et son front. Je voyais de grosses larmes couler sur ses joues et retomber sur ses moustaches où pendait des glaçons. Alors, se retournant de mon coté : « En vérité, mon pays, je ne sais pas si je dors ou si je veille. Je pleure d’avoir vu notre Empereur marcher à pied, un bâton à la main, lui si grand, lui qui nous a fait si fiers ! ».
Mon ancêtre, Martial Bussière, caporal au 23ème de ligne participa à cette épopée et en revint. La croix de Sainte Hélène lui fut décernée et il en éprouva, comme on l’imagine, une légitime fierté.

A la semaine prochaine

Donec

TRAIT D’HUMOUR, festival international du dessin de presse et de la caricature aura lieu les 13, 14 et 15 octobre 2017.
Soyez présent !
Portrait d’un artiste, aujourd’hui Willis from Tunis

La Bérézina, encore une victoire!

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Bonjour à tous,

Dans l’effrayante déroute que fut la retraite de Russie la bataille de la Bérézina est une victoire. Ce qui ne manque pas de contredire notre imaginaire qui voit dans cet évènement la mère des défaites.
Nous sommes le 23 novembre 1812, trois armées russes guettent nos troupes qui vont avoir à franchir la Bérézina. Il faut imaginer que si l’élite de la Grande Armée fortement diminuée tient encore, elle est accompagnée d’une foule de blessés, de femmes et d’enfants qui se trainent en haillons par des températures de moins trente sept degrés harcelée par des bandes de partisans.
Un seul pont existe pour franchir le fleuve près duquel veille l’armée de l’amiral Tchitchagov. Malheureusement pour lui le général Corbineau va construire deux ponts 15 kilomètres en amont près du village de Stoudienka. Ce sont les 400 pontonniers néerlandais du général EBLE qui se chargent de l’opération.
Après que les hommes du Maréchal Fournier aient tenu tête à l’armée de Wittgestein et permettent le passage de nos forces sur l’autre rive, Eugène, Davout, Junot, Ney, Oudinot finissent le travail et remportent la victoire.
Entre temps les ponts sont brulés laissant sur la rive droite une horde à la merci du froid, des maladies et des cosaques dont les chevaux chargés de butin peinent à avancer.
Eclatante victoire où se distinguent Les cavaliers de Fournier, les hommes du Maréchal Victor et les 9000 polonais des généraux Zajonchek, Dombrowski, Kniaziewicz sans oublier le valeureux 126ème régiment d’infanterie de ligne et les pontonniers du général Eblé dont 8 survivront sur 400.
La grande armée pourtant victorieuse n’est plus que l’ombre d’elle-même et seuls quelques milliers de combattants repassent le Niemen. Triste fin de campagne pour les 680.000 hommes partis en juin.
Si L’empereur mérite alors le beau nom d’Ogre, l’Aigle va poursuivre son vol trois ans encore.
A la semaine prochaine

Donec

TRAIT D’HUMOUR, festival international du dessin de presse et de la caricature aura lieu les 13, 14 et 15 octobre 2017.TRAIT D-HUMOUR 2017
Soyez présent !
Portrait d’un artiste, aujourd’hui Pierre BALLOUHEY

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Egalite homme femme es pa gagna

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Bonjour à tous,

Une photo circule sur internet, elle représente une jeune femme et un bambin sur une plage datant des années 90 intitulée : monsieur et madame Macron. Se gaussant ainsi de la différence d’âge (25 ans) entre le président de la république et son épouse. Le populaire est tellement étonné (frappé du tonnerre) qu’il imagine que le président est sodomite, certains noms de partenaires sont prononcés. Leur mental ne conçoit pas qu’un adolescent brillant puisse s’éprendre d’une bourgeoise intelligente et cultivée.

Au contraire le populaire a parfaitement accepté que le président des états Unis, un rien misogyne et libidineux, ait 24 ans de plus que son épouse. Nous la voyons, maussade, le visage fermé, régulièrement renvoyée à ses chères études et à ses origines russo-slovènes. Elle nous fait comprendre que s’assurer une vieillesse à l’abri des besoins impose des sacrifices que l’on ne souhaite à personne.

Visiblement oublier les préventions misogynes en vogue dans les sociétés méditerranéennes ne sont pas à la portée de tous.

A la semaine prochaine

Donec

Un destin

‌Bonjour à tous,

La première fois que j’ai entendu parler de Christian le Mintier de la Motte basse il était capitaine de vaisseau et commandait le contre torpilleur Lynx. A Mers el Kébir, en 1940, il a une belle conduite. Il extrait sans coup férir son bâtiment de l’enfer des gerbes de 380 britanniques. Dès la sortie du port, il engage un Anglais puis assure la protection du cuirassé Strasbourg.
La seconde fois que j’ai entendu parler de Christian le Mintier de la Motte basse c’est en m’intéressant à cette belle page de l’histoire de notre Marine que fut l’évacuation des malheureux arméniens du Musa Dagh. Il est alors enseigne de vaisseau et embarqué sur le croiseur cuirassé GUICHEN qui fait le blocus des côtes de Syrie. Nous sommes le 5 septembre 1915. Il a alors 21 ans et appartient au corps de débarquement de ce bâtiment. Il commandait les embarcations et faisait les rotations avec la terre. Il obtiendra pour cette opération un témoignage officiel de satisfaction du ministre.
Malheureusement la vie de cet homme se termina par une tragédie. En 1944 retiré dans ses terres, à Merdrignac, il fut accusé sans preuve par la « bande à Mimile » d’avoir donné un maquis. A cette époque troublée où les « révolutionnaires moscoutaires » tenaient le boccage, on ne s’embarrassait pas d’enquête, de jugement et autres fariboles. Aristocrate, officier de Marine sans doute pétainisme son compte était bon. Il fut enlevé avec son épouse, sa sœur et sa domestique et  tous assassinés de façon ignoble.

A la semaine prochaine

Donec

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Un ami, Julien Viaud

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Bonjour à tous,

Parmi les amis dont je vous conseille la fréquentation, il en est un qui m’est particulièrement cher, c’est un « jeune officier pauvre » : Julien Viaud, alias Pierre Loti.
Ses récits de voyage sont magnifiques et très régulièrement je refais avec lui le chemin vers d’Ispahan. Il parle avec un amour authentique des équipages de ce temps là, de ces hommes frustes menant des vies de bagnards que nous n’imaginons même pas. Ces récits sont évocateurs et précis, son style fluide et classique.
Il entra à l’académie française en 1891 bénéficiant de la cabale qui visait à éloigner Emile Zola dont le naturalisme choquait. Lors de son discours de réception, il attaqua le naturalisme qui « prend les sujets dans la lie du peuple des grandes villes ». Mais il ne se brouilla pas avec l’auteur de Germinal, lui écrivant ensuite qu’il admirait son « immense talent ».
Pour conclure, Je ne peux résister au plaisir de vous livrer une phrase ciselée par le maître : « Les tristes courlis, annonciateurs de l’automne, venaient d’apparaitre en masse dans une bourrasque grise, fuyant la haute mer, sous la menace des tourmentes prochaines ».

A la semaine prochaine

Donec

Ah, ces migrants

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Bonjour à tous,

Les migrations appartiennent à l’histoire du monde. La légende veut que des peuplades misérables quittent leur terre natale, poussées par la faim, la guerre et la souffrance pour d’autres cieux plus accueillants. Du moins le croient-t’ ils !
En 1915 les Arméniens vivaient en Turquie depuis des temps immémoriaux. Ils participaient vigoureusement à la vie économique et intellectuelle de leur pays et furent alors en but à des persécutions proprement ignobles.
Cette population paisible va être victime d’une marche vers la mort d’une cruauté insoutenable. Une partie d’entre eux va néanmoins pouvoir s’embarquer et rejoindre des territoires moins génocidaires. Je rappelle pour mémoire la belle conduite de la Marine Française dans l’affaire du Djebel Musa Dagh*.
Ces malheureux débarquèrent à Marseille dans des conditions que l’on imagine.
Le 25 octobre 1923, le maire de Marseille, ce bon docteur des pauvres, Siméon Flaissiere les accueille par des propos qui fleurent bon l’actualité :
« Depuis quelques temps se produit vers la France, par Marseille un redoutable courant d’émigration des peuples d’orient, notamment des Arméniens. Ces malheureux assurent qu’ils ont tout à redouter des Turcs. Au bénéfice de cette affirmation, hommes, femmes, enfants au nombre de plus de 3 000 se sont déjà abattus sur les quais de notre grand port. Après « l’Albano » » et le « Caucase » d’autres navires vont suivre et l’on annonce que 40.000 de ces hôtes sont en route vers nous, ce qui revient à dire que la variole, le typhus et la peste se dirigent vers nous. S’ils n’y sont pas déjà en germe, pullulant depuis l’arrivée de ces immigrants dénués de tout, réfractaire aux mœurs occidentales, rebelles à toutes mesures d’hygiène, immobilisés dans leur indolence résignée, passive, ancestrale. Des mesures exceptionnelles s’imposent et elles ne dépendent pas des pouvoirs locaux. La population de Marseille demande rigoureusement au gouvernement qu’il interdise l’entrée des ports Français à ces immigrés et qu’il rapatrie sans délai ces lamentables troupeaux humains, gros danger public pour le pays tout entier ».
Incontestablement ce brave docteur était visionnaire.

A la semaine prochaine

Donec

* A voir sur You Tube une intéressante conférence organisée par les anciens de l’école navale concernant le Musa Dagh.

Matricule 679278

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Bonjour à tous,

Nous saluerons aujourd’hui la destinée d’une femme de caractère qui ne s’en laissa pas conter.
Simone Veil était « une force qui va ». En 1944, survivre à la Shoah impliquait déjà une incroyable volonté de vivre.
Au retour, invitée à se taire, elle fait son droit et choisit la magistrature. Portée au combat par son caractère, sa volonté et son entêtement, elle devient haut fonctionnaire de l’administration pénitentiaire en charge d’affaires sensibles. La première aura pour thème le rapatriement en métropole des femmes prisonnières algériennes exposées aux mauvais traitements.
Entrée en politique, remarqué par le président Giscard d’Estaing, il lui confie le délicat dossier de « l’interruption volontaire de grossesse » un drame qui affecte chaque année des milliers des femmes. La législation en vigueur portait le sceau du maréchal Pétain et restait soutenue par un panel allant de l’ineffable Jeannette Vermeersch à de vieilles barbes hors du temps.
Son action déterminante fera table rase de ce passé encombrant sous les quolibets, les injures et la grossièreté de députés en folie.
Passionnée, exigeante, autoritaire, une telle nature ne pouvait se tenir éloignée des grandes cause du temps. En 1979 ce sera la construction européenne. Elle en deviendra la présidente.
Je me souviens de ce débat du 4 mai 1979 qui l’a mis aux prises avec Chirac, Marchais et Mitterrand lors de l’élection Européenne. Rayonnante, elle tint tête avec élégance à ces loups cerviers, se battant pied à pied et rendant coup pour coup.
Désormais, devenue la personnalité préférée des Français, chargée d’honneurs et de fonctions prestigieuses elle poursuivra une existence vouée aussi à la mémoire terrible de la Shoah.
Quelle image de la France elle a donné au Monde !

A la semaine prochaine

Donec