1917 l’Année terrible

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Bonjour à tous,

Après « l’éloignement » de Joffre c’est Nivelle qui prend la manœuvre avec une maladresse insigne. Il relance une offensive que l’ancien généralissime avait étudiée. Les « bonhommes » croyaient dur comme fer que le front allait être rompu et que ce calvaire qu’ils vivaient depuis aout 14 allait prendre fin.
Je rappelle cette appréciation de Louis Mairet mort à Craonne « le poilu ne se bat ni pour l’Alsace, ni pour ruiner l’Allemagne, ni pour la patrie. Il se bat par honnêteté, par habitude et par force. Il se bat parce qu’il ne peut faire autrement. »
Le pioupiou en pantalon garance de 14 est devenu un guerrier qui a tout vu, tout subit. Il regarde les errances du commandement avec une ironie méprisante.
Après l’échec du chemin des Dames, il est à bout et les conversations vont bon train dans les cantonnements. Les montées en lignes injustes et les permissions qui tardent à venir, tout contribue à un mécontentement généralisé. D’autant que la conférence de Stockholm et la révolution russe les perturbent en faisant apparaitre d’autres espoirs.
Ajoutons à cela un printemps particulièrement ensoleillé et donc une soif inextinguible que l’on étanche à grands coup d’arrosoir. Le ton monte vite à moins qu’une averse salvatrice disperse les mutins. Tous les facteurs pour une « grève » des tranchées sont réunis. Environ la moitié des divisions de l’armée française refusent à un moment ou à un autre de « monter en ligne ». Des désordres ont également lieu dans les gares et les transports où saccages et insultes vont bon train
Le 15 mai 1917 le général Pétain remplace le général Nivelle pour le bien de tous. Par des mesures appropriées et son talent de communicateur, il met peu à peu fin à ces troubles en préparant son propre avenir. Il y aura qu’en même 3500 arrestations, 554 condamnations à mort dont 49 effectives. Chiffre peu élevé si on le compare à celui de 1915 (200 fusillés) ou 1916 (260 fusillés) mais le président Poincaré graciait 95% des condamnés.
A la semaine prochaine
Donec
PS : je suis un être particulièrement distrait, ma spécialité étant de me prendre les pieds dans le tapis ce que ne manque pas de déplorer mon entourage. Mais que faire ? Ainsi la semaine passée je vous annonçais la commémoration du drame du Thoron pour le 5 juillet. Il fallait comprendre 5 juin. Excusez- moi !
Nous nous rattraperons l’année prochaine où nous donnerons à cet évènement un éclat particulier.

Terreur à Tulle

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Bonjour à tous,

En 1944 la division « Das Reich » après s’être distingué en Russie par un comportement particulièrement ignoble, se refaisait une santé dans la région de Montauban car l’armée rouge l’avait quand même salement étrillée.
Depuis mai 1944 il lui est demandé de faire mouvement et d’anéantir par la même occasion les groupes de maquis des régions Dordogne, Limousin, Corrèze.
Ceux-ci avaient reçu l’ordre du parti Communiste et de l’état major FTP de prendre les villes pour y semer la discorde et l’inquiétude auprès des garnisons allemandes et de leurs sicaires miliciens et collaborateurs.
La ville de Tulle est donc prise par le maquis avec un amateurisme patriotique propre aux groupes de partisans. Nous sommes le 8 juin le débarquement vient d’avoir lieu et les Français croient voir le bout du tunnel.
Ce même jour à 21h00 les premiers éléments de la division SS « Das Reich » rentrent dans la ville par trois axes différents. On peut être des spécialistes de l’assassinat de masse, on n’en n’est pas moins des professionnels de la guerre. Entre temps les maquis se sont carapatés.
Les SS ratissent alors les rues, les maisons et regroupent sans ménagement tous les hommes à la « Manu ». Ils sont 5000 à attendre leurs sort sous les yeux des militaires allemands et des autorités de Vichy. Après diverses interventions, 99 victimes sont déclarées « terroristes » par les Allemands. On imagine l’angoisse de ces malheureux qui attendent et que rien ne peut désormais sauver.
La journée avance et les SS attachent des cordes aux balcons. Des volontaires sont demandés afin de procéder aux pendaisons. Ces assassins y mettent tout leur cœur accompagnant leurs actes à la crosse ou au pistolet. C’est un spectacle abominable qui s’offre à la vue des tullistes médusés.
A l’issue des exécutions ceux qui attendent à la Manu seront triés par la Milice. 142 seront transférés à Dachau. 101 ne survivront pas.
Les assassins poursuivront leur œuvre de mort à Oradour sur Glane le lendemain.
Heureusement, arrivés sur le front de Normandie en pleine bataille, les Hawker Tempest de la RAF vont venger ces braves corréziens en mettant à mal cette belle division blindée et leurs équipages.
Pour ce qui est du général Lammerding commandant la division, après une belle carrière dans les travaux publics, il s’éteindra dans son lit le 13 janvier 1971.
D’autres survivants se spécialiseront dans l’édition lucrative d’ouvrages révisionnistes.
Bref aucun des responsables ne seront vraiment inquiétés, preuve s’il en est besoin que le crime paie.

A la semaine prochaine

Donec

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