C’est beau la culture!

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Bonjour à tous,

Je regardais Manuel Vals aux prises avec quelques journalistes de bonne compagnie. En d’autres temps ce ministre aurait fait un Torquemada tout à fait acceptable. L’interviewer était un jeune godelureau en chemise de bucheron qui le comparait au docteur Jekyll. Il commettait au passage une petite erreur, mais dans la flamme de l’interview nous l’excuserons, il inversait les rôles. En effet le gentil c’est le docteur et le méchant c’est Hyde. On ne peut pas tout savoir. Il avait sans doute mieux à faire que d’assister à la projection du beau film de Victor Flemming joué par Spencer Tracy et Ingrid Bergman.
A ce sujet je soulignerai que Stevenson écrivait des livres pour les enfants. Plutôt que d’ânonner les contes de Perrault à la sauce Mickey, nous devrions plutôt  leur lire cet inoubliable ouvrage où l’homme apparait dans sa vérité, cerveau reptilien inclus.
Car vous le savez tous, dans l’être humain deux forces s’affrontent  et si c’est le mauvais qui l’emporte ce n’est pas que le bon ait été vaincu. Le duel n’oppose pas la part noble de l’homme à sa partie abjecte. Elle se situe entre l’ardeur impétueuse des forces du mal et l’inertie, le manque d’ambition et l’énergie défaillante du naturel bienveillant.
Enfin c’est ce que voulait dire le godelureau qui jouait au journaliste.
A la semaine prochaine

Donec

Se promener dans le vieil Antibes

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Bonjour à tous,
Parmi les généraux factieux que De Gaulle cloua au pilori le 21 avril 1961 l’un d’eux attire mon attention : le général Raoul Salan
A l’origine de cette réflexion la découverte sur un coin de fenêtre du vieil Antibes, seul et oublié de tous, le premier volume de ses mémoires « la fin d’un empire ».
J’avais de lui une image popularisé par les médias, un homme plutôt râblé au léger embonpoint mais bardé de décorations. Un autre cliché le montre proscrit, au temps de l’OAS, coiffé d’un chapeau de feutre.
L’aventure avait pourtant bien commencée.
Après une belle guerre de 14-18, le voilà, comme beaucoup d’officiers de sa génération envoyés aux colonies. Au gré de ses affectations, il s’installe dans le haut Mékong où il se passionne pour les langues locales qu’il pratique avec talent. Puis vient le  temps du ministère des Colonies sous l’autorité du grand Georges Mandel. Il y effectue un travail remarquable. La guerre éclate et il part en Ethiopie.  Sa mission secrète,  chatouiller les italiens et semer la discorde dans leurs rangs. En 1944, il débarque en Provence et libère Toulon puis participe à la réduction de la poche de Colmar. Preuve est faite qu’il est homme de cabinet, intellectuel mais aussi homme d’action.
En janvier 1946 il participe aux négociations en Indochine concernant le départ des Chinois puis avec Ho Chi Min, il traite du statut Vietnamien. Il devient ami de leader communiste et participe aux discussions concernant l’éventuelle indépendance. Il fait l’histoire.
Malheureusement en Indochine les aiguilles tournent à l’envers et ce n’est pas Leclerc qui est à la manœuvre mais L’amiral Thierry d’Argenlieu (Tient lieu  d’argenterie). Sans doute nous avons là une attitude curieuse du général de Gaulle peut être un peu jaloux du prestige de l’homme de Koufra.
Nous connaissons la suite.
Et les derniers mots du premier tome des mémoires de Raoul Salan
« Je pèse mes mots :
Si Leclerc avait été le seul responsable de l’Indochine pendant cette période 1945-1946, nous sauvions l’Indochine, sous une forme différente de celle du passé, mais nous la sauvions… »
Il me reste à parcourir le vieil Antibes pour trouver le second tome. ..
A la semaine prochaine
Donec

Economies à faire – livre à lire

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Bonjour à tous,

D’aucuns s’inquiètent des remboursements de la sécurité sociale concernant les médicaments dit « de confort ». D’autant que les somnifères  occupent une part importante du  budget de nos compatriotes. Que faire pour améliorer notre pouvoir d’achat ?  la solution existe. Plutôt que d’acheter de dispendieux cachets de Trombiroupille ou de Dorpluvit dirigeons nos pas vers une librairie et faisons l’acquisition du chef d’œuvre immortel de Jean Paul Sartre «  la critique de la raison dialectique ». Une édition de poche suffira.

Ainsi pour la modique somme de 27,44 EUR vous disposez de 350 tubes de Dorpluvit.

Chaque soir à l’heure que vous choisirez, cinq pages de l’œuvre vous ouvriront sans coup férir  les bras de Morphée.

Mais au fait comment suis-je arrivé à cette réflexion sur Sartre ? Mais c’est bien sûr : Camus. Je pensais justement que le 4 janvier 1960 dans la Facel Véga de Michel Gallimard le grand écrivain perdait la vie. Il était tout le contraire de Sartre, résistant, ce que Sartre n’était pas, refusant les religions séculières, écrivain de la méditerranée et du soleil. La mère Beauvoir qui savait tout cela lui distillait son fiel.

Mourir en Facel Vega ça avait de la gueule mais sur une route de l’Yonne une triste journée de janvier c’était vraiment trop con !

A la semaine prochaine

Donec

Parlons jeunesse

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Bonjour,

Il y a quelques jours, apparu sur l’écran de ma télévision une gorgone échevelée à grande gueule, synthèse de la matrone parisienne et de la cagole marseillaise.

Au milieu d’un feu d’artifice de lumières, la gorgone prend par la main des adolescents déguisés en adultes. Avec un aplomb de mère maquerelle, elle leur demande de nous faire découvrir une facette de leur art. Ces jeunes gens sont artistes en herbe, musiciens. Tous de bonne famille, ils s’expriment parfaitement et travaillent leur instrument plus de cinq heures par jour. Ils ont dix ans, quinze ans, dix sept ans. Leur talent est saisissant. Nous sommes sur la face caché de notre pays, face cachée mais brillante. Car les médias et la vox populi se complaisent plutôt dans la médiocrité celle du fait divers graveleux des « jeunes sauvageons ».

« A ma bonne Dame les jeunes de maint’nant c’est pu c’que c’tait ! »

Mais nos musiciens ne sont pas les seuls, d’autres se font sapeurs pompiers. Ils préparent un diplôme en quatre ans, chaque weekend à tâter de la civière ou de la grande échelle. Tous mènent de front examens et passions comme le font aussi les stagiaires des préparations militaires.

Voilà le vrai visage de la jeunesse, dynamique, aventurier, conquérant, généreux qui se frottera à l’avenir que d’aucuns jugent inquiétants. Mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi ?

Voilà qui augure bien des années qui viennent et pour ces raisons je vous souhaite…

Une Bonne année 2017 où comme on dit au pays Bloavez Mad

Spécial SNSM

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Bonjour à tous,

Les premiers frimas annoncent les fêtes, l’année nouvelle et les cadeaux dans la cheminée. Mais c’est aussi le moment de régler quelques cotisations sujettes à défiscalisation. Par exemple pour un don de 100,00 EUR à la Société Nationale de Sauvetage en Mer effectué avant le 31 décembre vous recevrez au mois de mars 2017 un document vous permettant de déduire 66,00 EUR du montant net de vos impôts.

Voilà une aubaine à ne pas manquer.

En attendant voici un lien avec un délicieux petit film qui va vous enchanter.

 

https://www.youtube.com/watch?v=OCbScYkGq80

Et n’oubliez pas : bon-de-soutien-donateurs-snsm-du-cros

A la semaine prochaine

Donec

Direction la FNAC

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Bonjour à tous,

Saturnin Fabre fut un acteur de grand talent bien oublié aujourd’hui. Nous nous souviendrons de son extraordinaire prestation dans le film de Carné « les portes de la nuit » où il joue un entrepreneur de matériaux au passé de collaborateur. Ce film plein de poésie devait être joué par Jean Gabin et Marlène Dietrich, il le fut par Yves Montand et Nathalie Nattier, ce fut un peu raté pour les premiers rôles .Mais les seconds étaient étincelants.

Bref j’en reviens à Saturnin Fabre, vers 1943 il rencontre un autre acteur.

« Que fais tu donc en ce moment ? » interroge Saturnin.

« Je radiote pour 80 marks par émission ! ».

« Et tu trahis de quelle heure à quelle heure ? »…

Pour en revenir au temps des fêtes, je ne peux que me féliciter de cette belle coutume qui consiste à déposer, le matin de noël, dans les souliers de l’être aimé, un petit cadeau. Mais quel cadeau ?

Justement un livre vient d’être publié qui comble nos souhaits de marins attachés à l’ancien régime : « La mer et la France – Quand les bourbons voulaient dominer les océans ». Il est écrit par Olivier Challine, en coopération avec l’école navale. Il traite de l’expansion maritime de notre pays sous la monarchie. Elle ne sera qu’un feu de paille. La raison en est l’inculture maritime de nos souverains (air connu).

Autre aspect de l’ouvrage, les conditions de vie et le travail des marins au XVIIème et XVIIIéme siècle.

Si l’être aimé est défaillant, il est toujours possible de prendre soi même les choses en main et de se rendre chez son libraire préféré…

Alors bonne lecture

A la semaine prochaine et Joyeux Noël

Donec

Encore la Belle Poule

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Bonjour à tous,

La « Belle Poule » comme son sister-ship « l’Etoile » sont les mythes flottants de notre Marine Nationale. Tous les élèves de l’école des Mousses, de Maistrance ou de l’école Navale ont embarqué et s’y sont amarinés.

Mais qui connaît la page de gloire qu’une frégate portant ce nom écrivit en 1778 ?

Nous sommes le 17 juin au large d’Ouessant, les frégates « La Belle Poule » et « La Licorne » patrouillent de conserve. Apparaît une escadre anglaise de vingt vaisseaux. Un bâtiment, « l’Aréthusa » s’approche et intime à la Belle Poule l’ordre de se rendre. Son commandant refuse. Le combat s’engage.

Dès la première bordée de boulets le lieutenant de vaisseau Green de SAINT MARSAULT à la moitié de la main gauche enlevée par la mitraille. Il reste à son poste de commandant en second. Il enveloppe la partie de la main lui restant avec son mouchoir pour arrêter l’hémorragie. Le bras dans sa veste, il continue le combat qui fait rage. Peu après une autre mitraille le tue net. Au bout de cinq heures de combat, l’Aréthusa prend le large, très endommagée. Mais alors la « Belle Poule » n’est plus qu’un ponton sanglant et dégréé, la moitié de son équipage tué ou blessé. Elle échappe pourtant à la capture et se traine jusqu’à Brest.

Cet évènement a un retentissement considérable en France. Il est considéré comme un « casus belli » par le roi Louis XVI et marque le début de l’engagement de la France pour les insurgents américains.

A la suite de cette page de gloire, les élégantes parisiennes arborèrent des frégates au dessus de leur perruque.

A la semaine prochaine

Donec

Martial Bussière et le Soleil d’Austerlitz

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Bonjour à tous,

Le tombeau des ancêtres, ce carré de France de cinq kilomètres de coté, sur les bords de la Solane, abrite toute une mémoire paysanne qui remonte à la nuit des temps. Tous attachés à leur terre qu’ils quittèrent de mauvaise grâce en 1914 pour faire leur devoir.

Avec le même entrain, mais pour répondre cette fois à la conscription de l’empire, leurs pères avaient abandonnés un siècle plus tôt leur campagne occitane. Martial Bussière était l’un d’eux et mon aïeul par la même occasion. Il intègre la grande armée à l’été 1805 et je crois qu’en cette veille de 2 décembre, après des marches harassantes, entourés des anciens,  il ne devait pas en mener large. C’était son baptême du feu.

Le lendemain il appartenait à cette élite saluée par l’empereur « il vous suffira de dire, j’étais à la bataille d’Austerlitz, pour qu’on vous réponde, voilà un brave » ;

Martial Bussière participera à la campagne de Russie et s’en sortira, non sans avoir été blessé à la bataille de Bautzen. Il rentrera au pays en 1814 avec le grade de caporal. Il recevra en 1857 la médaille de Sainte Hélène et sera alors lieutenant de la garde nationale.

A la semaine prochaine

Donec

Traverser des ponts d’Arcole

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Bonjour à tous,

Maitre Jacques ISORNI fut un avocat de grand talent, seulement il avait un peu tendance à prendre l’Histoire à contre sens. Ainsi dans un petit livre de 1961, « LUI qui les juge », il fait un parallèle entre Salazar, dictateur portugais qui sait préserver l’intégrité de son empire et De Gaulle qui le brade. Les années ont passées balayant les rêves d’empires et Salazar par la même occasion. Subsiste, dans l’imaginaire Français, la statue du commandeur en général deux étoiles équipé d’un gros nez et rebondi de l’abdomen.

Plus loin il dit du général « Ceux qui le suivent, il les méprise, ceux qui le combattent il les hait ». Et pourquoi n’en serait t’il pas ainsi ? Seule la France retient son attention. Son truc, traverser des ponts d’Arcole, étendard en main pour affirmer la grandeur et l’éternité de la France.

Tout le reste est littérature

A la semaine prochaine

Donec

Il y a cent ans

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Bonjour à tous,

Il y a un siècle, le premier conflit mondial battait son plein, la terrible bataille de Verdun et l’apocalyptique bataille de la Somme avaient eu lieu sans que le front ne bouge. Le général Joffre depuis deux ans volait  d’échec en échec sans mégotter sur le sang des hommes : 366 000 morts en 1914 et 350 000 en 1915.

La doctrine en cours à l’école de guerre n’arrange rien. Elle part d’un principe assez simple : il y a plus de balles dans les fusils que d’obus dans les canons. C’est l’offensive à outrance, la furia francese.

L’affaire du 15ème corps est édifiante. L’on envoie contre les Allemands claquemurés dans leurs fortifications,  sur un terrain qu’ils ont quadrillé, des troupes à découvert. Les Français se font hacher menus (bataille de Morhange). L’erreur n’est naturellement pas commise par le grand état major mais vient de ses provençaux « pris d’une soudaine panique ».

La bataille de la Marne représente le point d’orgue de son génie. Malheureusement les choses ne se passent pas comme le veut la légende. Le 2 septembre, l’armée retraite. A la réunion du grand d’état major, il y  a le choix entre faire face sur la Marne (lieutenant colonel Pont) ou poursuivre la retraite (général Berthelot). Joffre choisit naturellement la seconde solution. Heureusement Galliéni veille. Le 3 septembre, on le prévient que les allemands  infléchissent leur route vers la Marne évitant Paris et présentent leur flanc à nos armées. Galliéni reçoit la même information mais réagit immédiatement. Il appelle Joffre à deux heures dix du matin et lui arrache l’ordre de bataille.

Puis ce sera la surprise de Verdun en dépit des avertissements du colonel Driand et du général Heer. En juillet la bataille de la Somme qui fut une terrible hécatombe franco anglaise. A la fin de l’année 1916, pour le gouvernement, la coupe et pleine et le 26 décembre Joffre est débarqué. C’est Nivelle qui prendra sa suite avec le succès que l’on connait.

Mais nos pensées, en ce centième anniversaire des combats de l’année 1916 vont vers les poilus, Ces paysans de France qui tiennent bon dans des conditions de combat effroyables.

A demain pour les commémorations

Donec