Profession de foi

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Bonjour à tous,

Vous connaissez Bernard Dimey, le copain de Brassens et de Mouloudji,  il nous a concocté des petits poèmes, je ne vous dis que ça.
En voilà un, vous m’en direz des nouvelles.

Les p’tits plaisirs du jour, les plaisirs de la nuit
Le café du matin, la première cigarette
Une bouffée perdue d’accordéon musette,
Le verre de beaujolais pour noyer ses ennuis,
L’om’lette aux champignons le soir à la campagne,
Le feu dans la ch’minée et l’odeur du calva,
Ca vaut tous les châteaux qui s’écroulent en Espagne
Et quand tout va très mal, moi je vous dis ça va.
Le camembert du siècle et le verre de Chirouble
La douzaine de belons échappée du panier,
Le sourire d’une fille qui sans raison me trouble,
Le coup du père François, le coup de l’étrier.
Les p’tits plaisirs de rien c’est du bonheur quand même
J’en ai tout un folklore et vingt quatre heures par jour
Je promène ma vie sur des chemins que j’aime.
Je ne chante jamais la messe pour les sourds.
Les p’tits plaisirs du jour c’est toi quand tu t’éveilles
Que tu sors de ton rêve et que tes yeux ouverts
Conservent encore un peu d’incroyables merveilles,
Paysages inconnus qu’on regarde à l’envers.
Petit plaisir de rien comme un refrain des rues
Qu’on attrape en passant et qui vous fait trois jours.
Offrez-moi dix fois rien, j’en aurai plein la vue
A chacun ses plaisirs, à chacun ses amours.

Et v’la l’travail
Il est aussi l’auteur de « Syracuse » chanson fétiche d’Henri Salvador

A la semaine prochaine

Donec

La vie ne tient qu’à un fil

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Bonjour à tous,

Lors de la nuit d’horreur du Bataclan, deux amis sont allongés. Les balles sifflent et ricochent. Un très court moment les tirs cessent, les assassins doivent recharger leurs armes. Attentif à ce silence brutal, l’un des deux  se ressaisit et secoue le bras de son ami.
« Il recharge tirons nous ! »
« Mais je n’ai pas mon manteau ! »
Dans le film «convoi vers la Russie » le pétrolier coule, l’équipage abandonne le navire au milieu de craquements sinistres, d’écroulements divers, de gerbes d’eau, d’effrayants mouvements de coque. L’un des matelot reste en arrière.
« Alors tu viens ? »
« Ben, je vais chercher mon dentier ! »
Ainsi combien d’humains furent rayés de la surface terrestre pour avoir hésité une seconde, leur attention étant requise par un objet secondaire pour lequel ils se sont sacrifiés. A ce moment là  le cri ou le geste de l’ami est indispensable à un réveil salutaire.

A la semaine prochaine

Donec

A vos martinets !

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Bonjour à tous,

L’ Europe part à vau-l’eau,  toute autorité y est contestée à commencer par celle du mari dont le noble statut de « pater familias » est systématiquement remis en cause.
C’est un naufrage et comme dans tout naufrage, il y a des privilégiés : les femmes et les enfants.
Un pays pourtant conserve son libre arbitre et relève le gant : la Russie. Ce grand pays dispose d’une élite qui montre sa virilité. En effet son gouvernement vient de dépénaliser (partiellement) les violences conjugales, bravo.
Ainsi un mari, conducteur de rouleau compresseur, rentre chez lui pour découvrir que le bortsch n’est pas cuit et que le 25éme volume des œuvres de Lénine n’a pas été acheté. Jusqu’à présent son seul recours était de baisser la tête et de se servir un verre de vodka.
Désormais il pourra agir fermement. Avant de se servir un verre de vodka et de parfaire la  cuisson du bortch, il défenestre son épouse laissant le champ libre à une nouvelle conquête amoureuse.
Dans la matinée du lendemain il se rendra à la milice pour  régulariser sa nouvelle situation. Les autorités Russes ont bien compris que le regard des beaux parents et des enfants sera une punition suffisante pour ce malheureux victime de la perversion féminine.
La sénatrice Elena Mizoulina, femme d’une exquise délicatesse dénonce les excès qui existent en Europe de l’ouest comme cette loi interdisant la gifle. Pourtant nous savons tous qu’une bastonnade forme des spartiates qui ont laissé dans l’histoire une autre image que celle des efféminés d’Athènes.
Notre civilisation est en péril assailli par des hordes d’enfants mal élevés et des femmes enceintes insoumises alors levons la main pour saluer les prophètes russes et mettons nos pas dans les leurs.

A la semaine prochaine

Donec

Souvenir, souvenir

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Bonjour à tous,

Vers 1971, le porte avions Clémenceau fit escale en baie de Villefranche sur Mer. Le site était exceptionnel. J’avais acquis chez un bouquiniste toulonnais les œuvres complètes de Maupassant. Confortablement installé dans l’îlot, sur le fauteuil amiral avec une vue imprenable sur la rade, je me délectais des pages de ce magnifique auteur.
Vendredi dernier, nous nous sommes retrouvés dans cette  petite ville à commémorer le cinquantième anniversaire du départ de la VIème flotte américaine pour la baie de Naples. En effet le général de Gaulle avait assimilé la leçon des années quarante, aimablement donnée par Roosevelt et Churchill et qui peut se résumer ainsi « On est jamais mieux servi que par soi même ». Il mit le dicton en pratique.
Cela au grand désarroi des belles Villefranchoises et des membres du Parti Communiste qui quelques semaines plus tôt défilaient aux cris de « US GO HOME ». Les « Boys » s’embarquèrent pour Naples.
Naturellement un certain nombre d’américains  laissèrent leur cœur en pays niçois. Ce weekend c’est au milieu de vétérans venus du Texas, du Nevada, du Maine ou du Wisconsin qu’ont eu lieu les cérémonies de cet anniversaire.  Tous cela avait beaucoup d’allure : population de Villefranche, musique des équipages française et américaine, présence de «l’Enseigne de Vaisseau JACOUBET et de l’U.S. DDG COOK, de leurs équipages respectifs, enfants des écoles et pour les allocutions les amiraux Charles Henri de la Faverie du Che et  Christopher Grady.
La fraternisation fut complète quand les marins américains et Français, bras dessus, bras dessous accompagnés de vétérans s’en furent chez « mom’ Germaine »  parler du vieux temps et des 250 mariages célébrés.

A la semaine prochaine

Donec

C’est beau la culture!

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Bonjour à tous,

Je regardais Manuel Vals aux prises avec quelques journalistes de bonne compagnie. En d’autres temps ce ministre aurait fait un Torquemada tout à fait acceptable. L’interviewer était un jeune godelureau en chemise de bucheron qui le comparait au docteur Jekyll. Il commettait au passage une petite erreur, mais dans la flamme de l’interview nous l’excuserons, il inversait les rôles. En effet le gentil c’est le docteur et le méchant c’est Hyde. On ne peut pas tout savoir. Il avait sans doute mieux à faire que d’assister à la projection du beau film de Victor Flemming joué par Spencer Tracy et Ingrid Bergman.
A ce sujet je soulignerai que Stevenson écrivait des livres pour les enfants. Plutôt que d’ânonner les contes de Perrault à la sauce Mickey, nous devrions plutôt  leur lire cet inoubliable ouvrage où l’homme apparait dans sa vérité, cerveau reptilien inclus.
Car vous le savez tous, dans l’être humain deux forces s’affrontent  et si c’est le mauvais qui l’emporte ce n’est pas que le bon ait été vaincu. Le duel n’oppose pas la part noble de l’homme à sa partie abjecte. Elle se situe entre l’ardeur impétueuse des forces du mal et l’inertie, le manque d’ambition et l’énergie défaillante du naturel bienveillant.
Enfin c’est ce que voulait dire le godelureau qui jouait au journaliste.
A la semaine prochaine

Donec

Se promener dans le vieil Antibes

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Bonjour à tous,
Parmi les généraux factieux que De Gaulle cloua au pilori le 21 avril 1961 l’un d’eux attire mon attention : le général Raoul Salan
A l’origine de cette réflexion la découverte sur un coin de fenêtre du vieil Antibes, seul et oublié de tous, le premier volume de ses mémoires « la fin d’un empire ».
J’avais de lui une image popularisé par les médias, un homme plutôt râblé au léger embonpoint mais bardé de décorations. Un autre cliché le montre proscrit, au temps de l’OAS, coiffé d’un chapeau de feutre.
L’aventure avait pourtant bien commencée.
Après une belle guerre de 14-18, le voilà, comme beaucoup d’officiers de sa génération envoyés aux colonies. Au gré de ses affectations, il s’installe dans le haut Mékong où il se passionne pour les langues locales qu’il pratique avec talent. Puis vient le  temps du ministère des Colonies sous l’autorité du grand Georges Mandel. Il y effectue un travail remarquable. La guerre éclate et il part en Ethiopie.  Sa mission secrète,  chatouiller les italiens et semer la discorde dans leurs rangs. En 1944, il débarque en Provence et libère Toulon puis participe à la réduction de la poche de Colmar. Preuve est faite qu’il est homme de cabinet, intellectuel mais aussi homme d’action.
En janvier 1946 il participe aux négociations en Indochine concernant le départ des Chinois puis avec Ho Chi Min, il traite du statut Vietnamien. Il devient ami de leader communiste et participe aux discussions concernant l’éventuelle indépendance. Il fait l’histoire.
Malheureusement en Indochine les aiguilles tournent à l’envers et ce n’est pas Leclerc qui est à la manœuvre mais L’amiral Thierry d’Argenlieu (Tient lieu  d’argenterie). Sans doute nous avons là une attitude curieuse du général de Gaulle peut être un peu jaloux du prestige de l’homme de Koufra.
Nous connaissons la suite.
Et les derniers mots du premier tome des mémoires de Raoul Salan
« Je pèse mes mots :
Si Leclerc avait été le seul responsable de l’Indochine pendant cette période 1945-1946, nous sauvions l’Indochine, sous une forme différente de celle du passé, mais nous la sauvions… »
Il me reste à parcourir le vieil Antibes pour trouver le second tome. ..
A la semaine prochaine
Donec

Economies à faire – livre à lire

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Bonjour à tous,

D’aucuns s’inquiètent des remboursements de la sécurité sociale concernant les médicaments dit « de confort ». D’autant que les somnifères  occupent une part importante du  budget de nos compatriotes. Que faire pour améliorer notre pouvoir d’achat ?  la solution existe. Plutôt que d’acheter de dispendieux cachets de Trombiroupille ou de Dorpluvit dirigeons nos pas vers une librairie et faisons l’acquisition du chef d’œuvre immortel de Jean Paul Sartre «  la critique de la raison dialectique ». Une édition de poche suffira.

Ainsi pour la modique somme de 27,44 EUR vous disposez de 350 tubes de Dorpluvit.

Chaque soir à l’heure que vous choisirez, cinq pages de l’œuvre vous ouvriront sans coup férir  les bras de Morphée.

Mais au fait comment suis-je arrivé à cette réflexion sur Sartre ? Mais c’est bien sûr : Camus. Je pensais justement que le 4 janvier 1960 dans la Facel Véga de Michel Gallimard le grand écrivain perdait la vie. Il était tout le contraire de Sartre, résistant, ce que Sartre n’était pas, refusant les religions séculières, écrivain de la méditerranée et du soleil. La mère Beauvoir qui savait tout cela lui distillait son fiel.

Mourir en Facel Vega ça avait de la gueule mais sur une route de l’Yonne une triste journée de janvier c’était vraiment trop con !

A la semaine prochaine

Donec

Parlons jeunesse

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Bonjour,

Il y a quelques jours, apparu sur l’écran de ma télévision une gorgone échevelée à grande gueule, synthèse de la matrone parisienne et de la cagole marseillaise.

Au milieu d’un feu d’artifice de lumières, la gorgone prend par la main des adolescents déguisés en adultes. Avec un aplomb de mère maquerelle, elle leur demande de nous faire découvrir une facette de leur art. Ces jeunes gens sont artistes en herbe, musiciens. Tous de bonne famille, ils s’expriment parfaitement et travaillent leur instrument plus de cinq heures par jour. Ils ont dix ans, quinze ans, dix sept ans. Leur talent est saisissant. Nous sommes sur la face caché de notre pays, face cachée mais brillante. Car les médias et la vox populi se complaisent plutôt dans la médiocrité celle du fait divers graveleux des « jeunes sauvageons ».

« A ma bonne Dame les jeunes de maint’nant c’est pu c’que c’tait ! »

Mais nos musiciens ne sont pas les seuls, d’autres se font sapeurs pompiers. Ils préparent un diplôme en quatre ans, chaque weekend à tâter de la civière ou de la grande échelle. Tous mènent de front examens et passions comme le font aussi les stagiaires des préparations militaires.

Voilà le vrai visage de la jeunesse, dynamique, aventurier, conquérant, généreux qui se frottera à l’avenir que d’aucuns jugent inquiétants. Mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi ?

Voilà qui augure bien des années qui viennent et pour ces raisons je vous souhaite…

Une Bonne année 2017 où comme on dit au pays Bloavez Mad

Spécial SNSM

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Bonjour à tous,

Les premiers frimas annoncent les fêtes, l’année nouvelle et les cadeaux dans la cheminée. Mais c’est aussi le moment de régler quelques cotisations sujettes à défiscalisation. Par exemple pour un don de 100,00 EUR à la Société Nationale de Sauvetage en Mer effectué avant le 31 décembre vous recevrez au mois de mars 2017 un document vous permettant de déduire 66,00 EUR du montant net de vos impôts.

Voilà une aubaine à ne pas manquer.

En attendant voici un lien avec un délicieux petit film qui va vous enchanter.

 

https://www.youtube.com/watch?v=OCbScYkGq80

Et n’oubliez pas : bon-de-soutien-donateurs-snsm-du-cros

A la semaine prochaine

Donec

Direction la FNAC

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Bonjour à tous,

Saturnin Fabre fut un acteur de grand talent bien oublié aujourd’hui. Nous nous souviendrons de son extraordinaire prestation dans le film de Carné « les portes de la nuit » où il joue un entrepreneur de matériaux au passé de collaborateur. Ce film plein de poésie devait être joué par Jean Gabin et Marlène Dietrich, il le fut par Yves Montand et Nathalie Nattier, ce fut un peu raté pour les premiers rôles .Mais les seconds étaient étincelants.

Bref j’en reviens à Saturnin Fabre, vers 1943 il rencontre un autre acteur.

« Que fais tu donc en ce moment ? » interroge Saturnin.

« Je radiote pour 80 marks par émission ! ».

« Et tu trahis de quelle heure à quelle heure ? »…

Pour en revenir au temps des fêtes, je ne peux que me féliciter de cette belle coutume qui consiste à déposer, le matin de noël, dans les souliers de l’être aimé, un petit cadeau. Mais quel cadeau ?

Justement un livre vient d’être publié qui comble nos souhaits de marins attachés à l’ancien régime : « La mer et la France – Quand les bourbons voulaient dominer les océans ». Il est écrit par Olivier Challine, en coopération avec l’école navale. Il traite de l’expansion maritime de notre pays sous la monarchie. Elle ne sera qu’un feu de paille. La raison en est l’inculture maritime de nos souverains (air connu).

Autre aspect de l’ouvrage, les conditions de vie et le travail des marins au XVIIème et XVIIIéme siècle.

Si l’être aimé est défaillant, il est toujours possible de prendre soi même les choses en main et de se rendre chez son libraire préféré…

Alors bonne lecture

A la semaine prochaine et Joyeux Noël

Donec