Adieu sacré Chichi!

Bonjour la compagnie,

La France, chacun le sait, est une monarchie républicaine dont les rois sont de passage. Pourtant ils finissent toujours par exaspérer la multitude volontiers frondeuse.

Jacques Chirac n’a pas manqué de sacrifier à cette tradition, pourtant par son charisme, son humanisme et la présence à ses cotés d’une duègne prompte à éloigner de sa vue les jolies filles, il est devenu le « bien aimé ».

Quoi de plus naturel !

L’adolescent Chirac est déjà attachant, ses parents sont réfugiés chez Potez au Rayol près de Toulon. Le 15 aout 1944 c’est le débarquement de Provence. Il est aux premières loges, d’autant que ses parents hébergent le mythique Général Diégo Brosset chef de la première division française libre. Quelques mois plus tard le général est victime d’un accident de la route. Bouleversé Jacques baptise l’avenue qui relie le Rayol à la route nationale « avenue du Général Brosset ».

Trente ans plus tard, l’écriteau y était encore… Etienne Gola, maire du Rayol découvre qui en est l’auteur et demande au premier ministre Chirac d’inaugurer la plaque officielle. Ce qui fut fait.

Notre ami, selon Gilberte Housset pharmacienne à Lagraulière et gaulliste de choc, fut séduit au temps de l’appel de Stockholm par les gilets jaunes moscoutaires. Cela ne dura pas mais laissa des traces. Ainsi il sera écarté sans raison apparente du classement du peloton des élèves-officiers de réserve de Saumur. C’est le général Koenig qui le rétablira dans ses droits lui déclarant en le tutoyant : « Il n’y a rien dans ton dossier, sauf cette histoire d’appel de Stockholm. Encore une connerie des RG, j’ai supprimé ta fiche. Tu vas retrouver ton rang ».

En Algérie il ne manquera pas de se distinguer à la tête de ses hommes comme le 12 janvier 1957 à El Krarba il intervient sans ordre pour dégager des camarades pris à partie par une bande rebelle.

Voilà l’homme qui marqua plusieurs dizaines d’années de la vie politique française dont il fut le grand fauve impitoyable, opportuniste et séducteur incorrigible de cet univers.

A la semaine prochaine

Donec

PS : je vous rappelle que vous êtes invité vendredi prochain, le 11 septembre à 18h00 au festival des dessinateurs de presse à Saint Jean Cap Ferrat (invitation jointe)

Vol dans le ciel de Serbie en 1914

Bonjour la compagnie,

Quand nous pensons à la guerre de 1914, nous oublions souvent les Balkans et les peignées que nous nous sommes mis avec les casques à pointe.

La guerre se pratiquait là-bas dans des conditions abominables avec un armement dérisoire mais les quelques Français qui avaient fait le voyage avaient le cœur bien accroché.

En avril 1915 le capitaine Mortureux, nouvel arrivant regardait avec envie les Croix de guerre qu’arboraient avec morgue les autres officiers. Il ne demandait qu’à passer à l’action. Il prit donc la place de l’observateur dans le Farman de l’escadrille MF 99 S et en route pour les sensations fortes. La mission consistait à titiller les canonnières fluviales austro-hongroises, bêtes noires des Serbes. Quand l’objectif fut atteint, Mortureux retira la sécurité du percuteur et lança la bombe par-dessus bord. Aucun bruit d’explosion ne retentit. L’équipage découvrit avec horreur que la bombe était accrochée par une de ses ailettes à un tendeur du train d’atterrissage et pendait dans le vide, la tête en bas. Se poser, c’était la mort assurée.

Après avoir lancé les trois autres bombes Mortureux allait accomplir un exploit d’acrobate volant. Il s’agenouilla sur l’aile inférieure et se penchant dangereusement dans le vide, les bras tendus, il parvint à détacher la bombe qui tomba dans un champ. Inutile de dire qu’à l’époque il ne portait pas de parachute.

Voilà au moins une croix de guerre qui n’aura pas été volée !

A la semaine prochaine

Donec

Les filles prennent le pouvoir

Bonjour la compagnie,

Il y a quelques jours avait lieu la « journée du marin » dont l’objectif avoué est de susciter des vocations. Naturellement à cette occasion les préparations militaires marines ont le vent en poupe et sont à l’honneur. L’évènement avait lieu à Cannes où une goélette avait été affrétée. Un de mes amis a envoyé une photo des stagiaires prise sur le grand voilier. On voit trois pov’ matelots, entourés d’un escadron de huit » matelotes » conquérantes, preuve s’il en était que le pouvoir est en train de changer de main.

Il n’en a pas toujours été ainsi vers 1914 les filles étaient reléguées à des postes subalternes et sans avenir. Pour lever la tête hors de l’eau elles devaient être d’une trempe exceptionnelle à l’image de Nicole Girard-Mangin, médecin, maîtresse-femme et …suffragette.

D’origine meusiennne, Nicole MANGIN naît à Paris en 1878. A 18 ans elle entame des études de médecine et se marie deux ans plus tard avec André Girard négociant en vin fortuné. Elle travaille d’abord avec son mari mais en 1903, lasse de compter les bouteilles revient à la médecine. Elle présente sa thèse sur les poisons cancéreux en 1906. En 1914 la voilà au dispensaire de Beaujon.

Quand la guerre éclate, elle ne barguigne pas avec le patriotisme et s’engage. L’armée qui pense avoir affaire à Gérard MANGIN l’envoie comme médecin-auxiliaire à l’hôpital de Bourbonne-les-Bains. Bien en peine de se trouver un uniforme, elle en confectionne un en s’inspirant des femmes médecins britanniques.

Voulant se rapprocher de l’action, elle permute avec un confrère et s’installe à Reims. Elle accomplit son sacerdoce avec rigueur, fermeté et une infinie compassion. Pourtant au début de l’année 1916 mutée à Vacherauville dans un hôpital de campagne à quelques kilomètres de Verdun rien ne lui sera épargné. Femme, on lui interdit l’accès de l’hôpital. Mais son autorité, son charisme, sa compétence ne se discutent pas. Elle se rend indispensable.

Le 21 février 1916, désemparée, elle assiste à la déroute française. Le 25 février l’évacuation est ordonnée, il reste 9 blessés intransportables, elle décide de rester avec eux. Pendant deux nuits, elle connaît l’angoisse avant de ramener quatre des plus atteints à Clermont-en-Argonne, avec son chauffeur. Au cours du détour par Sivry-la-Perche, elle est légèrement touchée par un fragment de mica. Elle parvient à déposer ses patients à Froidos et repart à Bar-le-Duc où sont encore les cinq autres, en pleine zone de combat. Pour ce fait d’armes, elle est promue médecin-major en 1916.

On lui confie alors la direction de l’hôpital-école Edith Cavell à Paris où sont formées les infirmières auxiliaires.

Après la guerre, la terrible épidémie de grippe espagnole se déclare faisant des victimes par milliers. Nicole Girard-Mangin est à nouveau à la manœuvre ferraillant avec l’administration pour donner le meilleur à ses malades.

Elle disparaît il y a juste un siècle, le 6 juin 1919 pour avoir absorbé une trop forte dose de médicaments dans des circonstances qui restent troubles.

A la semaine prochaine

Donec

PS : comme chaque année le lundi de la Pentecôte nous nous rendrons à Fréjus sur la stèle du Thoron pour commémorer trois accidents de l’aéronavale : celui du Thoron, le crash du MD 312 au col de Gratteloup et le super Frelon qui c’est abimé en baie de Saint Tropez
Rendez vous sur la stèle à 10h00(avenue de Lattre de Tassigny à l’angle de l’avenue du docteur Augier).

Un lieutenant de vaisseau phosphore

‌Bonjour à tous,

Je relevais dans un article récent, rédigé sans doute par un jeune lieutenant de vaisseau, une réflexion sur le travail des officiers.

  • Le midship ne sait rien et ne fait rien
  • L’enseigne ne sait rien et fait beaucoup
  • Le lieutenant de vaisseau sait tout et fait tout
  • Le capitaine de corvette sait tout mais ne fait plus rien
  • Le capitaine de frégate transmet
  • Le capitaine de vaisseau demande où il faut signer
  • L’amiral s’étonne et ne comprend pas

Il est bien entendu que l’essentiel du travail étant assumé par nos braves officiers mariniers le « reste à faire » permet d’avoir du temps pour quelques intéressantes digressions.

En tout cas c’est ce qui sera retenu lors du jugement dernier !

Donec

La Turquie est un grand pays où la virilité de ses habitants mâles est indiscutable. Le chef du gouvernement n’échappe pas à cette règle bien établie chez les satrapes orientaux. S’ils apprécient être loués par leurs sujets à genoux le front dans la poussière, ils n’ont aucun sens de l’humour et ne goûtent absolument pas le mauvais esprit. Musa Kart, dessinateur de presse l’a appris à ses dépens.

Je viens de recevoir de Pierre BALLOUHEY, président de France-Cartoons le message suivant :

Chers amis,

Comme vous le savez peut-être déjà, le dessinateur de presse turc Musa Kart et ses anciens collègues du journal Cumhuriyet sont en prison depuis ce 25 avril 2019 (https://bit.ly/2LcsXtg; Twitter FR; Facebook)
Après avoir déjà purgé une peine de 9 mois en 2016 pour avoir été injustement condamné pour association à une organisation terroriste, il va donc devoir maintenant purger une nouvelle peine de 1 an et 16 jours.
Nous en appelons à la solidarité du plus grand nombre pour le faire sortir de prison, tout comme ses collègues et voudrions vous solliciter pour l’organisation d’une campagne de dessins.
Si vous désirez participer, nous vous invitons donc à publier des dessins de soutien sur les réseaux sociaux avec #FreeMusaKart et à relayer un maximum ceux de vos collègues!

Merci à tous,



Dear friends,
As you may already know, Turkish cartoonist Musa Kart and his former colleagues from the Cumhuriyet newspaper have been in prison since 25 April 2019 (https://bit.ly/2LcsXtg; Twitter FR; Facebook).
After having already served a 9-month sentence in 2016 for being unjustly convicted of association with a terrorist organization, he will now have to serve a new sentence of 1 year and 16 days.
We call for the solidarity of as many people as possible to get him out of prison, just like his colleagues, and would like to ask you to organize a cartoons campaign.
If you wish to participate, we invite you to publish supporting cartoons on social networks with #FreeMusaKart and to relay as much as possible those of your colleagues!
Thank you all,


Pierre BALLOUHEY

Helie Dunoix de Saint Marc

‌Bonjour la compagnie,

Le siècle passé ne manque pas de personnages hauts en couleur qui se sont plus ou moins brisé les os lors des tragédies qui le jalonnèrent. Hélie de Saint Marc, belle figure de condottiere fut de ceux-là.

Je viens de terminer sa biographie « d’honnête homme », une vie d’aventurier qui traverse le siècle des totalitarismes. Il s’était adolescent jeté à corps perdu dans la résistance, déporté à Buchenwald, c’est un miracle qu’il ait retrouvé son bordelais natal. Mais le pays qu’il redécouvre ne lui convient plus. Il n’a pas le goût de la vie petite bourgeoise des « trente glorieuses ». Il entre à Saint-Cyr et intègre la Légion. Ce sera la grande affaire de sa vie. L’Empire français jette ses derniers feux mais sa déconfiture allait être particulièrement cruelle. Pourtant dans ces années d’après-guerre tous croient encore en la grandeur retrouvée de notre pays.

« Adieu vieille Europe », Il embarque pour l’Indochine .

Affecté à la surveillance de la mythique route coloniale numéro 4 dont le rôle sera avant tout de faire fondre les effectifs et de boire le sang des hommes, Il est immédiatement fasciné par le peuple vietnamien. Il se mêle aux populations locales, apprend la langue…et découvre le communisme tel qu’on le parle. Derrière le romantisme et la fraternité se dissimule un régime impitoyable sans la moindre considération pour l’Homme.

Vue de France, c’est la « sale guerre », celle que mènent le grand capital et ses séides contre le gentil peuple indochinois. Pourtant toute honte bue, la France abandonnera ces populations. Nous pouvons imaginer le choc que cette attitude provoquera chez tous ces jeunes officiers qui croyaient dur comme fer à leur mission civilisatrice et à leur croisade anticommuniste.

Après le Viet-Nam c’est en Algérie qu’il va mener un nouveau combat mais avec d’autre perspectives, après tout « l’Algérie n’est-elle pas la France ? » . Les discussions avec les Pieds-Noirs passionnés sont sans fin. Comme l’écrit notre condottiere « En considérant jusqu’à l’aveuglement que l’aide de la nation française était un dû, ils ont bloqué les réformes ». La guerre révolutionnaire menée par le FLN, la mise au ban des nations de notre pays, le réalisme du général de Gaulle porté vers d’autres objectifs et l’opposition du peuple de France à cette guerre vont déboucher sur le terrible exode de 1962. Pour Helie Dunoix de Saint Marc ça ne passe pas . Comment abandonner des populations entières à commencer par nos supplétifs, les harkis, aux couteaux des justiciers du FLN ?

Bien entendu l’aventure de notre héros se terminera devant un juge d’instruction vaniteux s’imaginant interroger un de ces officiers, partisans ambitieux et fanatiques. Il avait en face de lui un lecteur de Camus.
-« Je préfère finir fusillé dans un fossé de Vincennes plutôt que de continuer ce métier de parjure ! »

Le verdict tombe : 10 ans de réclusion criminelle. Il sera libéré en 1966. Les années passant, les honneurs ne lui seront pas ménagés, chaque président de la République ayant à cœur de révérer un homme digne de tout notre respect.

A la semaine prochaine.

Donec

La Grèce en 1914

sauver la planete supplément de missileOnBonjour la compagnie,

Encore une fois je suis victime de l’humour des rédacteurs de Cols Bleus et je vous fais faire.

L’action se déroule en 1914 et nous racontons l’histoire d’un vaisseau qui embarque dans une suite d’un navire anglais, une sorte de patrouilleur.

«Ce yacht était commandé par son propre propriétaire capitaine de corvette RNVR (Réserve volontaire de la Royal Navy). Il y a en Angleterre, en temps de guerre, trois officiers: RN (Royal Navy), RNVR comme le nôtre, et RNR (Marine Royal réserve).

Les officiers RN sont les noms des marins et des messieurs, les RNVR des messieurs, et les RNR des marins, on entend qu’ils sont des piètres marins et des derniers des rustres.
Lui propriétaire d’un yacht, était donc un marin, exception dans le RNVR et gentleman by droit de naissance. Tandis que moi, officier de la marine marchande j’étais naturellement un rustre. Au surplus, tout ce qui n’était pas passé en pavillon britannique n’était pas vermine de mer.

J’aurais pu feindre de ne pas comprendre l’anglais, mais il parlait fort bien français, le bougre, et il m’abreuvait d’anecdotes où la marine marchande était en général et la marine française n’avait jamais été un rôle très reluisant.

Par chance, il s’agit aussi de bon personnel de whisky, qui lui était parfait, et sa table était très convenable.

Je me suis consolé en bavardant avec son second qui n’était pas en anglais mais gallois, et RN, donc marin marchand comme moi, de sorte que nous avons sympathisé autour de son whisky, qui était loin de payer tout avoir n’est ce pas?

En fait, nous  sommes près de Corfou, sa destination est la fleur d’Angleterre  .
Et, Ô surprise! en grand’garde, je croise mon vieux  Robuste , miraculeusement ressuscité! Ce n’était pas lui mais vraisemblablement son frère jumeau aussi vieillot, aussi rouillé, aussi misérable.

Seule différence il s’appelait  Hercule .

Nous échangeons des signaux de reconnaissance, et quelques voix par porte-voix, et le yacht, toujours à douze nœuds, avec le cap sur l’entrée du port.

Il était tellement évident de ne pas avoir compris que l’autre idée diabolique germa in mon esprit.

«Vengeance, vengeance! »

Je suis sur la passerelle et interpellé le commandant:

  •  Vous avez entendu ce qu’il nous a dit? »
  •  Il m’a dit «Ouah, ouah, ouah! comme on dit toujours dans un porte-voix.
  • Et qu’avez-vous répondu?
  • J’ai répondu «Ouah, ouah, ouah», on répond toujours dans un porte-voix.
  • Oui? Eh bien il vous a dit: «La passe est minée, suivez-moi».

Malgré son fils, il sursauta, et donna des ordres. Le  Flower of England  décrivit une courbe gracieuse, et va prendre la ligne de fichier derrière l’ Hercule.

Nous avions le vent debout, la fumée abondante et les escarbilles du patrouilleur nous avons été, mais on ne pouvait rien.

Le baronnet était furieux. Moi j’étais ravi. Une heure et demie après (eh oui, à cinq nœuds!) Nous étions mouillés à Corfou;

Je suis heureux de recevoir mon hypocritement, et m’envoyer, avec mon équipage, me présenter aux autorités maritimes françaises.

Je suis bien accueilli, réconforté, habillé, logé, et on me dit que je serais «rapatrié» à Brindisi par la première occasion de mer, soit trois jours après. Jusque-là j’étais libre de mes mouvements.

Chacun sait que le marin, abandonné dans une ville inconnue, trouve miraculeusement le chemin le plus court pour le plus proche bistrot, le havre naturel des abandonnés.

Trois minutes après, j’y étais.

Et là, sur la terrasse, en plein soleil, j’aperçus mon vieux camarade nantais Thomas, dit Muscadet.

Nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre, et je lui ai dit mon odyssée.

  • Et toi, que fais-tu?
  • Moi je commande le patrouilleur comme ton ex, l’ Hercule.

Comme le monde est petit! Tout heureux, je raconte l’histoire de l’Anglais tyrannique et chauvin, et concluant:

  • J’ai raconté en anglais que tu avais crié dans ton porte voix «Le passe est minée, suis-moi! »

Thomas leva sur moi son œil bleu, et articulant bien dit: «C’est exactement ce que je lui ai dit! »

A la semaine prochaine

Donec

Le journal de la passerelle N-30

Une belle anecdote

supplément de missile sauver la planete

Bonjour la compagnie,

La guerre est le moment où l’imaginaire le plus violent s’exprime envoyé par dessus les moulins toute trace de civilisation.

Pourtant, à de rares occasions, l’esprit chevaleresque fait une petite apparition, son auteur n’est pas la folie de s’en vanter.

Ainsi le 20 décembre 1943, après le bombardement réussi sur le Boeing B17 F  Ancien Pub  piloté par le lieutenant Charles «Charlie» Brown avait été endommagé par une douzaine de Messerschmitt 109 et Foke Wulf 190 de Jagdgeschwader 1. The Road les circuits d ‘ oxygène, hydrauliques, et endommagés. La moitié de la gouverne de direction et la gouverne de profondeur gauche arrachées.

Votre ancien pub a été réduit à l’état d’épave qui ne tenait pas plus en l’air que ce qui s’est passé du Saint-Esprit… L’agonie, la «Forteresse volante» plus que trois mitrailleuses au 11 out encore. La plupart des membres de l’équipage ont été façon blessée. L’affaire de la Luftwaffe Franz Stigler, aux commandes d’un homme 109 rejoign alors le bombardier qui se traînait vers la Grande-Bretagne. Voyant l’état du B-17, lui-même revinrent à la chanson JG 27, Gustav Rödel en Afrique du Nord  : «Vous êtes les pilotes de chasse aujourd’hui, demain, toujours. Si jamais j’apprends que l’on s’attaque à un pilote en parachute, je le tuerai moi-même  ». Stigler raconta plus tard: pour moi c’est comme s’ils étaient sous leur parachute, je ne pouvais pas les abattre  ». A deux reprises, il est important de savoir si un avion est endommagé sur un aérodrome allemand ou sur une Suède, ou alors ils ont été internés pour le reste de la guerre. Mais ni Brown ni aucun membre de l’équipage ne comprenez ce que vous voulez.

L’Allemand continue à voler en formation serrée avec le  Ye Olde Pub  empêchant de faire le flak de tirer sur le bombardier et l’escorta jusqu’à la côte.

Brown incertain des intentions réelles de Stigler, la tourelle dorsale soit pointu vers le chasseur mais de ne pas ouvrir le feu, pour mettre en garde.
Ayant compris le message, et après s’être assuré que le bombardier avait quitté l’espace aérien allemand, Stigler salua et rentra à sa base. Ye Olde Pub parvint à voler jusqu’à Seething, base of 448 group of the Bombe où Brown informait ses supers de cette histoire lors de son débriefing.

Stigler of son fils n’a aucun rapport sur cet incident (on s’en doute) sachant qu’épargner un ennemi lui aurait valu le peloton d’exécution.

Franz Stigler et Charlie Brown sont rencontrés depuis 40 ans et restèrent amis jusqu’à leur mort.

A la semaine prochaine

Donec

PS: merci à «Fanatique de l’aviation» de nous avoir fourni l’anecdote

Le journal de la passerelle N-30

Qui connaît Hans ledwinka ?

en est plein yang tse kiang

Il est des hommes de caractère qui brillent des mille feux de la notoriété et qui se disent avec déférence. Pourtant dans les coulisses, le héros se déplume un peu. Il n’hésite jamais à faire sienne avec éclat. Ainsi le commandant Cousteau perd à être connu mais il n’est pas le seul.

Prenons Ferdinand Porsche, le grand homme de l’industrie automobile allemande portant sur la paternité de la merveille des merveilles, la Volkswagen. C’est un petit véhicule sautillant, robuste et monté sur la sortie de route et le meurtre de ses occupants.

Est-ce que ce concept est imaginé? Pas du tout, l’inventeur de la coccinelle (en mieux) c’est… Hans Ledwinka. Depuis les années vingt il est ingénieur en chef chez Tatra où il imagine et conçoit des autos destinés à la production de masse. Roues indépendantes, châssis en épine dorsale, moteur arrière, refroidissement à air, essieux pendulaires, voilà ce qui caractérisait les réalisations de Ledwinka. Nous n’oublions pas l’aérodynamique.

Hitler passionné d’automobile ne veut pas remarquer l’originalité des Tatras et avoir envie de partir de ses autoroutes avec. Il est en charge de Ferdinand Porsche qui est allée au-delà de l’épaule de Ledwinka dès que le grand Reich est approprié pour la Tchécoslovaquie.

L’action en justice que l’ingénieur tchèque a déclaré alors qu’il était épilogue en 1946.

Mais, pour la guerre populaire, il reste encore de Ferdinand Porsche aiguillonné par Hitler.

Ainsi va la vie, à la semaine prochaine

Donec

PS: sur le blog donec.eu une interview de Donec à l’occasion du Festival Trait d’Humour Bonjour la compagnie,

Il y avait Denise

laissez pas aller cambusard de gardeBonjour la compagnie,

En 1943 la petite Denise, résistante, poursuivie par les séides du Maréchal et quelques gestapistes mal intentionnés, trouve refuge derrière les murs de l’asile de Saint-Alban-sur Limagnole, petite ville bâtie sur les contreforts du massif central.

Les docteurs Tosquelles et Bonnafé veillent sur onze cents personnes qu’ils protègent et nourrissent tant bien que mal avec l’aide des bonnes sœurs du coin. Ils n’hésitent pas à déclarer de fausses épidémies pour enrichir l’ordinaire. C’est un endroit à l’abri de la folie du monde. Survient le couple Eugène et Marie Gridel, Paul Eluard et Nush à la ville. Eux aussi fuient la Gestapo. Alors la jeune Denise n’en revient pas de partager un peu de l’existence du Poète, son orge grillée et sa soupe aux choux.

Denise c’est Denise Glazer, vous la connaîtrez bientôt, c’est elle qui dans son émission Discorama lancera nos chanteurs des sixties de Gainsbourg à Barbara et de Ferré à Brel. Dans un décor minimaliste elle les tordait dans tous les sens pour en extraire la substantifique moëlle.

Elle disparaîtra de nos écrans emportée par le raz de marée de l’après 68, pour finir abandonnée de tous et de toutes au début des années 80.

A la semaine prochaine

Donec

Youms : désigne nos « amis » d’outre Manche ( terme tombé en désuétude)

Si vous aimez la chanson

c est nouveau a la premar2Bonjour la compagnie,

Nous connaissons tous Suzy Solidor qui habitait le haut de Cagnes sur Mer et qui avait vendu pendant la guerre du beurre aux Allemands. Particulièrement aux souris grises qui retenaient toute son attention. La situation de Renée Lebas était assez différente. Roumaine et juive elle eut la bonne idée sur les conseils avisés de Francis Carco de s’exiler en Suisse pendant les années de plomb.

Cette artiste grandit dans le quartier de la Bastille. Comme dans la chanson de Charles Trenet « papa pique et maman coud », ses parents étaient couturiers. N’ayant ni la gouaille, ni l’accent de la Mouffe* en vogue en ces années d’avant-guerre, le fou chantant l’avait baptisée « la chanteuse irréaliste ». C’est elle qui créa sur scène sa chanson « la mer ».

Elle fut une des premières à évoquer la Shoah dans une chanson : « la fontaine endormie ». Sa discographie fut impressionnante Elle se frotta aussi bien à la java qu’aux textes de Boris Vian ou de Léo Ferre et même à ceux combien difficiles de son ami Francis Carco. Pourtant en dépit de son grand professionnalisme, de sa voix magnifique elle souffrit de la comparaison avec ses rivales Edith Piaf et Juliette Gréco.

En 1963, à la mort d’Edith, elle mettra brutalement fin à sa carrière de chanteuse et ne remontera plus sur scène devenant productrice et découvreuse de talents, d’animation pour enfants. Le manège enchanté, Pollux c’est elle.

Elle disparaitra en 2009 dans l’indifférence générale. Alors si vous aimez la belle et bonne chanson écoutez donc Renée Lebas…

A la semaine prochaine

Donec

La Mouffe : mais c’est la rue Mouffetard bien sur !