Matricule 679278

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Bonjour à tous,

Nous saluerons aujourd’hui la destinée d’une femme de caractère qui ne s’en laissa pas conter.
Simone Veil était « une force qui va ». En 1944, survivre à la Shoah impliquait déjà une incroyable volonté de vivre.
Au retour, invitée à se taire, elle fait son droit et choisit la magistrature. Portée au combat par son caractère, sa volonté et son entêtement, elle devient haut fonctionnaire de l’administration pénitentiaire en charge d’affaires sensibles. La première aura pour thème le rapatriement en métropole des femmes prisonnières algériennes exposées aux mauvais traitements.
Entrée en politique, remarqué par le président Giscard d’Estaing, il lui confie le délicat dossier de « l’interruption volontaire de grossesse » un drame qui affecte chaque année des milliers des femmes. La législation en vigueur portait le sceau du maréchal Pétain et restait soutenue par un panel allant de l’ineffable Jeannette Vermeersch à de vieilles barbes hors du temps.
Son action déterminante fera table rase de ce passé encombrant sous les quolibets, les injures et la grossièreté de députés en folie.
Passionnée, exigeante, autoritaire, une telle nature ne pouvait se tenir éloignée des grandes cause du temps. En 1979 ce sera la construction européenne. Elle en deviendra la présidente.
Je me souviens de ce débat du 4 mai 1979 qui l’a mis aux prises avec Chirac, Marchais et Mitterrand lors de l’élection Européenne. Rayonnante, elle tint tête avec élégance à ces loups cerviers, se battant pied à pied et rendant coup pour coup.
Désormais, devenue la personnalité préférée des Français, chargée d’honneurs et de fonctions prestigieuses elle poursuivra une existence vouée aussi à la mémoire terrible de la Shoah.
Quelle image de la France elle a donné au Monde !

A la semaine prochaine

Donec

L’histoire est injuste

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Bonjour à tous,

Certains personnages de l’histoire bénéficient d’un traitement de faveur, d’autres au contraire sont victimes d’une injustice qui se perpétue d’année en année.
Tel est le colonel de la Roques, archétype du « fasciste Français », vilipendé, maudit et mis à l’écart.
Le méritait t’il ?
De Laroque est issu d’une famille réactionnaire catholique de droite. Ces convictions là dicteront ses choix.
A 20 ans il s’engage et sa conduite pendant la guerre de 14 est admirable. En 1928 il quitte l’armée, s’inscrit à l’association des Croix-de-Feu qui fédère 3 000 soldats de 1ère ligne décorés de la Croix de Guerre.
Mais le Colonel, pourtant attaché à la République, veut muscler les institutions en les dotant d’un exécutif fort et en réduisant les pouvoirs du Parlement.
Le mouvement possédant un service d’ordre et une chaine de commandement, le succès est au rendez vous. En 1935 ils sont 35 000 adhérents.
Le 6 février 1934 une manifestation monstre perturbe le vote de confiance à Edouard Daladier nouveau président du conseil. Mais de laroque ne se mêle pas aux autres cortèges revendicatifs musclés. Lorsque les échauffourées commencent, il disperse ses troupes. Les plus extrémistes de son mouvement vont alors rejoindre des partis ouvertement fascisants et antisémites. De son coté le colonel crée le Parti Social Français destiné à faire entendre sa voix et ses valeurs au parlement. En 1939 il va compter jusqu’à 1.2 million d’adhérents de toutes classes sociales. Il rejette aussi bien le capitalisme sauvage que le Front Populaire.
Le 10 juillet 1940, après la défaite, les pleins pouvoir sont votés au Maréchal Pétain.
Si « l’Etat Français » a adopté la devise du PSF « Travail, Famille, Patrie » le torchon ne tarde pas à brûler avec le nouveau régime. Les désaccords s’accumulent avec le Maréchal. En effet ni la politique raciale, ni la collaboration avec l’Allemagne ne sont acceptables pour François de Laroque et ne parlons pas de la Milice à laquelle ses membres ont interdiction d’adhérer. Il a mis par ailleurs en place un réseau de résistance.
Les occupants mettent alors le colonel hors la loi et l’internent en Allemagne.
A son retour en France, il est immédiatement incarcéré mais libéré faute de preuves. Très éprouvé par ses multiples détentions il s’éteint le 28 avril 1946.
Ce n’est que 15 ans après sa mort, en 1961 que de Gaulle reconnaitra ses mérites.
Aujourd’hui pourtant il sent toujours le souffre, honni par la droite dure et rejeté vers le fascisme milicien par les beaux esprits.
Pierre André Tagueiff concluera : « Tendance politique dure mais concept mou ».

A la semaine prochaine.

Donec

Alors ce climat?

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Bonjour à tous,

Laurent TESTOT a écrit « Cataclysme » qui traite des liens entre le climat et la destinée heureuse ou malheureuse des civilisations. Il explique que les sociétés humaines ont été dépendantes de leur environnement ou des changements climatiques.
L’on découvre que l’expansion de la civilisation de la Chine des Song, tout comme celle de l’empire arabo-Persan ou des gréco romains est arrêtée nette par des invasions. Elles sont dues aux aléas climatiques qui frappent les populations barbares périphériques. Ainsi la vague de froid qui s’abat sur la steppe sibérienne a poussé les habitants nomades à chercher refuge dans des contrées plus clémentes. Ils vont mettre fin par le fer et le feu aux progrès des contrées envahies.
En fin de compte c’est grâce au climat tempéré que notre civilisation, issue de la société chrétienne médiévale va devenir la maitresse du monde. Malheureusement la démesure d’un développement sauvage, la mise à sac des ressources de la planète peuvent nous entrainer dans un piège fatal qu’illustrent les grandes migrations qui se sont mises en marche vers nos contrées non encore impactées par la sécheresse, la misère ou la guerre. Tout cela porte à la réflexion.
Pour l’occasion je rappelle ce mot d’Alain : « La civilisation est une mince pellicule que le moindre choc peut déchirer et la barbarie apparait ; La révolution comme la guerre peuvent faire disparaitre cette mince couche de civilisation qui a mis des siècles à se former. » Car nous le savons aujourd’hui, les civilisations sont mortelles.

A la semaine prochaine

Donec

En bonus un article sur le Yacht Club de France

Dossier YCF150 Voiles et Voiliers ete 2017 (1)

1917 l’Année terrible

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Bonjour à tous,

Après « l’éloignement » de Joffre c’est Nivelle qui prend la manœuvre avec une maladresse insigne. Il relance une offensive que l’ancien généralissime avait étudiée. Les « bonhommes » croyaient dur comme fer que le front allait être rompu et que ce calvaire qu’ils vivaient depuis aout 14 allait prendre fin.
Je rappelle cette appréciation de Louis Mairet mort à Craonne « le poilu ne se bat ni pour l’Alsace, ni pour ruiner l’Allemagne, ni pour la patrie. Il se bat par honnêteté, par habitude et par force. Il se bat parce qu’il ne peut faire autrement. »
Le pioupiou en pantalon garance de 14 est devenu un guerrier qui a tout vu, tout subit. Il regarde les errances du commandement avec une ironie méprisante.
Après l’échec du chemin des Dames, il est à bout et les conversations vont bon train dans les cantonnements. Les montées en lignes injustes et les permissions qui tardent à venir, tout contribue à un mécontentement généralisé. D’autant que la conférence de Stockholm et la révolution russe les perturbent en faisant apparaitre d’autres espoirs.
Ajoutons à cela un printemps particulièrement ensoleillé et donc une soif inextinguible que l’on étanche à grands coup d’arrosoir. Le ton monte vite à moins qu’une averse salvatrice disperse les mutins. Tous les facteurs pour une « grève » des tranchées sont réunis. Environ la moitié des divisions de l’armée française refusent à un moment ou à un autre de « monter en ligne ». Des désordres ont également lieu dans les gares et les transports où saccages et insultes vont bon train
Le 15 mai 1917 le général Pétain remplace le général Nivelle pour le bien de tous. Par des mesures appropriées et son talent de communicateur, il met peu à peu fin à ces troubles en préparant son propre avenir. Il y aura qu’en même 3500 arrestations, 554 condamnations à mort dont 49 effectives. Chiffre peu élevé si on le compare à celui de 1915 (200 fusillés) ou 1916 (260 fusillés) mais le président Poincaré graciait 95% des condamnés.
A la semaine prochaine
Donec
PS : je suis un être particulièrement distrait, ma spécialité étant de me prendre les pieds dans le tapis ce que ne manque pas de déplorer mon entourage. Mais que faire ? Ainsi la semaine passée je vous annonçais la commémoration du drame du Thoron pour le 5 juillet. Il fallait comprendre 5 juin. Excusez- moi !
Nous nous rattraperons l’année prochaine où nous donnerons à cet évènement un éclat particulier.

Terreur à Tulle

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Bonjour à tous,

En 1944 la division « Das Reich » après s’être distingué en Russie par un comportement particulièrement ignoble, se refaisait une santé dans la région de Montauban car l’armée rouge l’avait quand même salement étrillée.
Depuis mai 1944 il lui est demandé de faire mouvement et d’anéantir par la même occasion les groupes de maquis des régions Dordogne, Limousin, Corrèze.
Ceux-ci avaient reçu l’ordre du parti Communiste et de l’état major FTP de prendre les villes pour y semer la discorde et l’inquiétude auprès des garnisons allemandes et de leurs sicaires miliciens et collaborateurs.
La ville de Tulle est donc prise par le maquis avec un amateurisme patriotique propre aux groupes de partisans. Nous sommes le 8 juin le débarquement vient d’avoir lieu et les Français croient voir le bout du tunnel.
Ce même jour à 21h00 les premiers éléments de la division SS « Das Reich » rentrent dans la ville par trois axes différents. On peut être des spécialistes de l’assassinat de masse, on n’en n’est pas moins des professionnels de la guerre. Entre temps les maquis se sont carapatés.
Les SS ratissent alors les rues, les maisons et regroupent sans ménagement tous les hommes à la « Manu ». Ils sont 5000 à attendre leurs sort sous les yeux des militaires allemands et des autorités de Vichy. Après diverses interventions, 99 victimes sont déclarées « terroristes » par les Allemands. On imagine l’angoisse de ces malheureux qui attendent et que rien ne peut désormais sauver.
La journée avance et les SS attachent des cordes aux balcons. Des volontaires sont demandés afin de procéder aux pendaisons. Ces assassins y mettent tout leur cœur accompagnant leurs actes à la crosse ou au pistolet. C’est un spectacle abominable qui s’offre à la vue des tullistes médusés.
A l’issue des exécutions ceux qui attendent à la Manu seront triés par la Milice. 142 seront transférés à Dachau. 101 ne survivront pas.
Les assassins poursuivront leur œuvre de mort à Oradour sur Glane le lendemain.
Heureusement, arrivés sur le front de Normandie en pleine bataille, les Hawker Tempest de la RAF vont venger ces braves corréziens en mettant à mal cette belle division blindée et leurs équipages.
Pour ce qui est du général Lammerding commandant la division, après une belle carrière dans les travaux publics, il s’éteindra dans son lit le 13 janvier 1971.
D’autres survivants se spécialiseront dans l’édition lucrative d’ouvrages révisionnistes.
Bref aucun des responsables ne seront vraiment inquiétés, preuve s’il en est besoin que le crime paie.

A la semaine prochaine

Donec

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