1962 terreur à Oran

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‌Bonjour à tous,

La colonisation française fut à bien des égards un aimable apartheid. A l’inverse des Anglo-Saxons qui méprisaient absolument les « natives », les Français aimaient la population musulmane. Ils pensaient l’avoir sortie de la barbarie et de l’obscurantisme en lui apportant un vernis civilisateur.

Malheureusement cet amour n’était pas réciproque et beaucoup cachaient une haine inextinguible amplifiée par « l’injuste colonisation ».

Comme la violence est accoucheuse de l’Histoire toute une jeunesse algérienne allait se jeter dans une guerre révolutionnaire où les plus malins allaient se tailler des empires et les autres une place à la droite d’Allah.

Le général de Gaulle tout à ses rêves de modernisation du pays se désintéressa de l’affaire, laissant les Pieds Noirs à leur misère et leur vie brisée.

Le « printemps de l’indépendance » fut particulièrement douloureux pour les « Européens d’Algérie », les exactions du FLN annonçant des lendemains difficiles.

L’ultime explosion se produisit le 5 juillet 1962 à Oran quand la populace déchaînée, mêlée aux « libérateurs » laissa libre cours à sa folie meurtrière. Ce n’était au demeurant que l’expression traditionnelle de l’optimisme révolutionnaire. Nous avons tous connu ça.

Dans cette atmosphère de fin du monde, la garnison resta l’arme au pied. Le général Katz responsable du secteur d’Oran se moquant comme d’une guigne de ce qui se passait sous ses fenêtres. Il attendait les ordres.

Cela n’empêchera pas ce personnage controversé, parti de rien, de poursuivre une carrière brillante qui le verra accéder aux plus hautes distinctions.
Pour la petite histoire, il avait mis aux « arrêts de rigueur », le 11 juillet 1962, le lieutenant Rabah KHELIFF coupable d’avoir fait libérer des geôles FLN des centaines de prisonniers européens.

A la semaine prochaine

DONEC

Interlude napoléonien

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Salut la compagnie,

En 1781 Buonaparte à douze ans, il fait ses humanités à l’école de Brienne. Il est pauvre et ses camarades plus opulents en profitent pour le moquer et le molester.

Il écrit donc à son père pour lui demander quelque argent indispensable pour faire bonne figure.

Je vous livre le texte qui annonce déjà le formidable personnage qu’il deviendra :

« Mon père, si vous ou mes protecteurs ne me donnent pas les moyens de me soutenir plus honorablement dans la maison où je suis, rappelez-moi près de vous et sur-le-champ. Je suis las d’afficher l’indigence, et d’y voir sourire d’insolents écoliers qui n’ont que leur fortune au dessus de moi.
« Eh quoi ! Monsieur votre fils serait continuellement le plastron de quelques paltoquets qui, fiers de douceurs qu’ils se donnent, insultent en souriant aux privations que j’éprouve ! Non, mon père, non. Si la fortune se refuse absolument à l’amélioration de mon sort, arrachez moi de Brienne, donnez-moi s’il le faut un état mécanique. A ces offres jugez de mon désespoir, etc. »

On peut dire que le style fait l’Homme

A la semaine prochaine

Donec

Cette semaine nous poursuivons nos conseils aux marins

Perfide Albion

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‌Salut la compagnie,

Dans quelques jours nous commémorerons un évènement pour lequel le cœur de la Marine saigne depuis soixante dix-huit ans : Mers el Kébir.

Les Français sont des adeptes de la guerre en dentelles, de la politesse et du fair-play sur le champ de bataille. Erreur insigne quand on fait la route avec des Anglais. Si l’occasion se présente, ils ne manqueront pas de vous égorger au nom de la seule chose qui vaille : leur intérêt.

Si les Français poussent de hauts cris il n’est pourtant pas un pays qui sacrifierait son intérêt à l’amitié d’un voisin.

Au début de l’été 1940 Churchill n’était pas devenu l’homme d’Etat que nous connaîtrons plus tard. Dans le gouvernement britannique son autorité n’était pas assurée. Pour l’heure il doit frapper un grand coup, étonner le Monde et engager son pays dans la guerre totale. En plus il doit écarter les pacifistes Halifax et Beutler.

Naturellement CHURCHILL voyait loin. Si les hommes politiques français, DARLAN, PETAIN, BAUDOIN étaient absolument sincères lorsqu’ils affirmaient que notre Flotte n’irait pas à l’Allemagne, le Lion savait bien que de renoncements en renoncements ce serait l’issue inéluctable. C’est d’ailleurs bien ce qui faillit arriver.

Nous ajouterons cependant qu’après cet acte assez ignoble, la Grande-Bretagne allait porter à bout de bras la résistance française pendant toute la guerre. Là encore c’était son intérêt ben compris.

Pourtant preuve qu’une justice existe : la plus lourde croix que porta CHURCHILL fut la Croix de Lorraine.

Bien fait et à la semaine prochaine

DONEC

PS : avec les vacances qui approchent certains embarquerons. Je ne manque pas de leur prodiguer quelques conseils indispensables à leur survie.