Alexandre Henri Nadault de Buffon

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‌Salut la Compagnie,

La société Nationale de Sauvetage en Mer vient de fêter son cinquantenaire. Chacun a conscience du rôle essentiel de cette association, présente 24h sur 24 et 365 jours par ans pour venir en aide à ses frères marins malchanceux imprudents ou maladroits.

Cette belle organisation est issue de la fusion des Hospitaliers Sauveteurs Bretons et de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. Cette dernière fut portée sur les fonds baptismaux par des personnages prestigieux : l’impératrice Eugénie, Napoléon III et l’amiral Rigault de Genouilly.

Aujourd’hui nous allons plutôt évoquer le souvenir de celui qui fut à l’initiative des Hospitaliers Sauveteurs Bretons : Alexandre Henri Nadault de Buffon.
Naturellement nous ne le confondrons pas avec son grand oncle Louis-Leclerc, Comte de Buffon entomologiste et maître de forges.

Le jeune Henri reçoit de son père le goût de l’ordre et de sa mère un authentique don littéraire, une imagination vive et généreuse sans oublier une profonde religiosité.

En 1848 la révolution éclate, il a 17 ans. Le 22 juin, une manifestation dégénère sous ses fenêtres. Son père est en mission. La garde Nationale est refoulée, il saisit les armes qu’il trouve, rejoint la Garde et fait le « coup de feu ». Il sera trois fois blessé. Pour cette action le voilà promu au grade de chevalier de la Légion d’Honneur.

La paix revient et l’Empire s’installe, en 1852 il est licencié en droit et entre dans la Magistrature.
Installé à Chalon sur Marne, le 21 mars 1861, il sauve de la noyade un malheureux qui se débat et manque de le noyer. Il obtient pour cet acte de courage la médaille d’or du sauvetage. Sa générosité est sans limite. Il apprend qu’un amoureux éconduit a tenté de se suicider, Il se rend chez la belle et la persuade de revenir sur sa décision. Ce qu’elle fait.

Un orateur né je vous dis !

A 36 ans il est nommé Substitut du procureur de Rennes, avancement brillant voire exceptionnel. Pourtant cet homme reste ouvert aux humbles. Il n’hésite jamais à effectuer des démarches en leur faveur. Cela ne l’empêche pas d’être aussi intransigeant avec ses principes au risque de nuire à sa carrière.

Il se bat aussi pour l’abrogation de la loi du 30 juin 1838 qui autorise l’internement d’un individu en asile psychiatrique sur la foi d’un seul certificat médical. Nadault de Buffon réclame qu’il soit contresigné par deux autres confrères. La réprobation est générale mais cette loi ne sera abrogée qu’en 1968.

Malheureusement en 1872 sa vue s’obscurcit et sa cécité devient totale.

Cinq ans avant son départ en retraite, se promenant sur la grève à Saint Malo l’idée lui vient de faire quelque chose pour ceux qui se consacrent à sauver la vie des autres en danger de mer.

Il mettra quatre ans à élaborer les statuts de la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons, son but étant de leur donner les moyens nécessaires à leur action.
Après un début difficile, des liens étroits vont se nouer avec la Société centrale de Sauvetage des Naufragés comme avec les milieux maritimes français et étrangers. A sa mort la société à largement dépassé le cadre des départements bretons. Elle allait poursuivre son développement jusqu’à sa fusion en 1967et devenir partie prenante de la Société Nationale de Sauvetage en Mer.

Comme il le disait, voyant son succès malgré les épreuves « Si Dieu avait frappé l’ouvrier, il s’était plu à bénir son œuvre ! ».

A la semaine prochaine

Donec

PS : merci à Michèle Jenny qui a guidé mes pas

N’oubliez pas, Donec a un blog : donec.eu

Gabriel Garcia Marquez

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Bonjour la compagnie,

Gabriel Garcia Marquez a écrit un roman de folie « Cent ans de solitude ». Que tous ceux pour lesquels l’utilité d’un livre ne se limite pas à caler les meubles doivent l’avoir lu.

Ouvrage coloré, il nous entraine sur les traces d’une famille riche en colonels, filles lumineuses, meurtres et ambitions avec un indiscutable réalisme sud américain. Le tout est ponctué de coups d’états, de guerres civiles et d’ambitions qui font le sel de la vie.

Je vous livre un petit extrait traitant de la différence entre conservateurs et libéraux avec un humour qui vaut son pesant de cacahouètes.

« Comme Auréliano à cette époque avait des notions très confuses des différences entre conservateurs et libéraux son beau père les lui simplifia en quelques leçons. Les libéraux lui expliquaient-ils, étaient francs-maçons : gens aux mauvais instincts, partisans de pendre les curés, d’instaurer le mariage civil et le divorce, de reconnaître les mêmes droits aux enfants naturels et   légitimes, de faire éclater le pays par un système fédéral qui dépouillerait le pouvoir central de ses prérogatives. Au contraire, les conservateurs qui tenaient le pouvoir directement de Dieu lui-même, veillaient à la stabilité de l’ordre public et de la morale familiale ; c’était les défenseurs de la foi du Christ, du principe d’autorité, et ils n’étaient pas disposés à permettre que le pays fut écartelé en collectivités autonomes ».

Tout est dit

A la semaine prochaine

Donec

N’oubliez pas, Donec a un blog : donec.eu

Souper chez les Trump

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Salut la compagnie,

Les vétérans de la marine nationale disposent à Nice d’un extraordinaire lieu de rencontre, un balcon sur la rade de Villefranche sur Mer. Ils entretiennent ce cadre avec amour et s’y réunissent régulièrement pour refaire le monde et partager un repas frugal.

Quelques personnages hauts en couleur, séduits par l’atmosphère sobrement patriotico-amicale se sont joints à eux. L’un de ces visiteurs est particulièrement attachant, globe-trotter incorrigible, polyglotte, il ne manque jamais de tenter des expériences enrichissantes comme de se faire opérer d’hernie inguinale dans le grand nord canadien par des esquimaux chasseurs d’ours blancs.

Ce personnage élégant entretien des relations chaleureuses aux Etats Unis avec des membres du parti républicain. Il y a quelques semaines entre deux opérations chirurgicales esquimaudes, il est amené à partager un souper fin en compagnie de son héros préféré : Donald Trump.

Notre ami, parlant russe, avait été placé auprès de la belle et opulente madame Trump, Mélania.

Dans la soirée La plantureuse égérie de Donald se penche vers son voisin le secrétaire d’état Tillerson.

– « J’ai acheté un Perroquet à Donald pour son anniversaire, il est magnifique. En plus il est tellement intelligent ! Donald lui a déjà appris à prononcer plus de deux cents mots différents ».

– « Incroyable, c’est magnifique » réponds Tillerson de sa voix profonde et métallique « mais savez vous qu’il prononce ces mots sans avoir aucune idée de leur signification »

– « Oh mais je le sais bien » rétorque la belle Mélania. Puis se penchant vers lui sur le ton de la confidence « Mais le Perroquet non plus ne comprend rien à ce qu’il répète ».

A la semaine prochaine

Donec